Il y a des sacs qu’on repère à dix mètres, avant même de voir le visage de celle qui le porte. Le Gaia’s Ark de Cult Gaia fait partie de ceux-là. Sa demi-lune de lamelles de bambou, façon éventail qui s’ouvre vers le bas, a été le tout premier sac dessiné par Jasmin Larian en 2014. Douze ans plus tard, il est toujours là, et c’est justement ça qui est intéressant. La version small coûte 235 euros et se présente en teinte naturelle, ce bois blond qui va aussi bien avec une robe en lin qu’avec un jean brut.
Du bois, de l’air, et pas grand-chose d’autre
Le principe tient en une image : des tiges de bambou assemblées en arche, ajourées, qui laissent passer la lumière et donnent au sac ce côté à la fois sculptural et un peu artisanal. On voit à travers, littéralement, ce qui pose la vraie question du sac panier : qu’est-ce qu’on met dedans. Un téléphone, un rouge à lèvres, des clés, une petite pochette pour cacher le reste. On n’y range pas sa vie, on y range l’essentiel d’une journée d’été.
La poignée découpée directement dans la structure permet de le tenir à la main, posé contre la hanche. Le format small reste compact sans être minuscule, et Cult Gaia le livre avec sa boîte d’origine, détail qui compte quand on garde un objet plusieurs saisons.
Comment le porter sans avoir l’air d’aller à la plage
C’est là que le Gaia’s Ark est plus malin qu’il n’en a l’air. Le réflexe, c’est de le sortir uniquement en vacances, avec un maillot et un paréo. Sauf que le bambou naturel fonctionne très bien en ville aussi. Sur une robe blanche et des sandales plates, il fait vacances chic. Avec un tailleur en lin beige et des mules, il devient l’accessoire qui casse le côté trop sérieux d’une tenue de bureau en juillet.
Le bois clair a l’avantage de s’accorder avec presque tout : les neutres évidemment, mais aussi une touche de couleur vive, un rouge, un bleu cobalt, un vert amande. Il fait le lien plutôt que de crier plus fort que le reste.
Une pièce devenue signature
Cult Gaia n’a pas inventé le sac en bambou, mais la marque en a fait son emblème, au point que le Gaia’s Ark est devenu un raccourci visuel repris et copié un peu partout. La maison californienne a construit toute une esthétique autour de cette idée de matières brutes travaillées comme des bijoux.
Payer 235 euros pour un panier, certains trouveront ça beaucoup. Mais un accessoire qu’on ressort chaque été depuis dix ans finit par coûter assez peu par utilisation. Et pour une pièce qu’on garde, celle-là a plutôt bien vieilli.
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Crédit photo : Cult Gaia

