Le léopard, on croyait l’avoir vu sous toutes ses coutures. Jérôme Dreyfuss le repeint en kaki sur une croûte de velours, et voilà le motif qui se calme, qui se fond dans l’automne au lieu de crier. Le sac Andy porte ça très bien : une forme seau souple, un cordon tressé qui pend au centre, et cette teinte fauve-verte qui va avec à peu près tout ce qu’on a déjà dans le placard. À 780 €, c’est un achat qui se réfléchit, mais la pièce a de quoi durer.
Une forme seau qui ne s’affaisse pas
Andy, c’est le sac seau revu par la maison : une ligne structurée là où le genre a tendance à s’écrouler mou. Les fronces du haut sont tenues par un ruban de cuir élastiqué, du coup l’ouverture se fait d’un geste et la silhouette reste nette une fois refermée. Comptez 34 cm de large sur 27 de haut, soit un vrai volume de tous les jours : un grand compartiment généreux, une poche intérieure pour ne pas perdre les clés au fond, et de quoi glisser un carnet ou une petite trousse sans forcer.
Le cuir, ici, c’est une croûte de velours imprimée léopard sur fond kaki. La matière accroche un peu la lumière, mate et douce à la fois, loin du léopard verni qu’on voit partout. Petit détail qui change tout : la patte est tressée à la main, et le lien de fermeture est gainé de cuir. Ce sont ces finitions qui justifient l’étiquette.
Épaule le matin, main le soir
L’anse se règle de 50 à 69 cm, ce qui laisse le choix : porté épaule quand on court, porté main quand on veut poser le sac sur la table sans qu’il traîne par terre. Le format reste raisonnable, donc il passe du bureau au dîner sans détonner. Le kaki fait le gros du travail côté associations : un jean brut, un trench, une maille crème, et le léopard devient le seul point de fantaisie de la tenue. C’est plus malin que de tout miser sur une couleur vive qui lasse au bout de deux saisons.
Une maison qui connaît le sac souple
Jérôme Dreyfuss travaille le sac décontracté depuis longtemps, avec cette idée de cuirs vivants et de pièces qui se patinent plutôt que de vieillir mal. Le Andy est fabriqué en Italie, dans la lignée de ce que la marque sait faire de mieux : du souple qui tient, du chic qui ne se prend pas au sérieux. Le léopard kaki, lui, a l’avantage d’être là sans en faire trop. Pour un léopard, c’est presque de la retenue.
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Crédit photo : Jérôme Dreyfuss

