Il y a des pièces qu’on achète pour une saison et d’autres qu’on garde des années. La veste Luca d’Anine Bing penche clairement vers la seconde famille. Un cuir noir profond, une coupe large, des boutons dorés qui accrochent la lumière : elle a tout de la veste qu’on enfile sans réfléchir, du café du matin au dîner qui s’improvise. Rien d’ostentatoire, juste ce qu’il faut de présence pour tenir une silhouette entière.
Un cuir recyclé qui ne fait pas semblant
La Luca est coupée dans un cuir 100% recyclé, entièrement doublé, d’un grammage moyen. Autrement dit, elle protège des premières fraîcheurs sans vous plaquer les épaules, et elle tombe avec ce léger poids qui fait toute la différence entre une veste qui vit et une veste qui pendouille. Le noir est franc, un peu mat, le genre de teinte qui va avec tout et vieillit bien.
Le dessin, lui, reste sobre. Deux poches plaquées sur les hanches, des emmanchures basses qui laissent de la place au geste, et des fentes sur les côtés qui facilitent le port par-dessus une maille épaisse ou une chemise. Ce sont des détails qu’on ne remarque pas au premier regard, mais qu’on apprécie tous les jours d’usage.
Comment la porter
La Luca est pensée en coupe oversize. Anine Bing conseille d’ailleurs de prendre une taille en dessous si vous préférez une allure ajustée. Portée telle quelle, elle joue la carte de la nonchalance : un tee-shirt blanc, un jean large un peu délavé, une paire de ballerines vernies ou des bottines, et la silhouette est bouclée en trois secondes.
C’est une veste qui aime les contrastes. Le cuir un peu brut face à une matière fluide, la coupe ample équilibrée par un bas plus près du corps. Elle fonctionne aussi bien ouverte sur un débardeur qu’entièrement boutonnée, façon veste-chemise, quand le thermomètre baisse pour de bon.
L’esprit Anine Bing
On retrouve dans cette Luca la signature de la marque : ce vestiaire à mi-chemin entre le rock californien et le minimalisme scandinave, où chaque pièce vise la longévité plutôt que l’effet de saison. Les boutons dorés gravés Anine Bing, sur la patte de boutonnage comme sur chaque poignet, apportent la touche un peu précieuse qui sort la veste du registre purement utilitaire.
Comptez 600 euros. Ce n’est pas un achat léger, mais on parle d’une pièce qui traverse plusieurs automnes sans se démoder, et qui remplace à elle seule la moitié des vestes de mi-saison qui dorment dans un placard. Pour une fois, le calcul se défend.
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Crédit photo : ANINE BING

