Il y a des imprimés qui sentent l’été et d’autres qui savent tenir jusqu’à l’automne. Les cerises de la Gabinette font partie de la seconde catégorie. Posées sur un fond noir profond, elles perdent leur petit côté pique-nique pour gagner quelque chose de plus habillé, presque graphique. Rouje signe là une robe courte à 195 euros qui a de bonnes chances de devenir votre réflexe de rentrée.

Une portefeuille qui ne triche pas

La coupe, d’abord. C’est une vraie robe portefeuille, en crêpe, avec ce tombé fluide qui bouge bien à la marche sans coller au corps. La fermeture se fait par cinq boutons et un lien à nouer sur le devant, donc vous ajustez le décolleté en V comme vous le sentez, plus ou moins ouvert selon l’humeur et le contexte. Les manches mi-longues arrondissent la silhouette juste ce qu’il faut, et la jupe est doublée, détail qu’on apprécie sur une robe courte quand le crêpe joue la transparence à contre-jour.

Côté taille, Rouje annonce une pièce qui taille normalement, avec ce conseil maison de prendre en dessous en cas d’hésitation. Elle est fabriquée en Roumanie.

L’imprimé qui fait tout le travail

Le motif s’appelle « Cherry baby » et c’est lui la vraie signature de la robe. Des cerises rouges, quelques petites fleurs blanches, des feuilles vertes, le tout dispersé sur le noir. L’effet est plus malin qu’il n’y paraît : de loin on voit une robe sombre bien nette, de près on découvre le clin d’oeil fruité. C’est le genre de pièce qui passe du bureau au dîner sans qu’on ait à y penser.

Pour la porter, le noir vous laisse tranquille. Des bottines et un blouson de cuir pour casser le côté sage, ou des ballerines et un gilet fin quand les matins fraîchissent. En plein été, des sandales plates et rien d’autre. La robe ne demande pas grand-chose, c’est un peu là tout son intérêt.

L’esprit Rouje

On ne présente plus vraiment Rouje, la marque de Jeanne Damas qui a fait du vestiaire parisien un peu rétro sa signature. Les imprimés fleuris et fruités sont dessinés en interne, à Paris, souvent inspirés de pièces chinées, et c’est ce qui leur donne cet air vintage qu’on ne retrouve pas ailleurs. La Gabinette coche toutes les cases du genre : féminine sans en faire trop, facile à vivre, avec ce détail qui accroche l’oeil.

À 195 euros, ce n’est pas un achat d’impulsion, mais c’est le prix d’une robe qu’on garde plusieurs saisons. Et des cerises, franchement, on ne s’en lasse pas.

^^

Crédit photo : Rouje

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