On connaissait ba&sh pour ses robes fluides et ses vestes de tailleur un peu décontractées. Voilà que la marque parisienne débarque avec une capsule activewear, et sa pièce phare a de quoi retenir l’attention : la veste Gladys, un zippé long en jersey technique, décliné dans un brun ébène très profond. À 145 €, c’est le genre de vêtement qui brouille joliment la frontière entre le tapis de yoga et la terrasse de café.
Une coupe pensée pour le mouvement
Gladys joue la carte de la seconde peau. La coupe est longue, légèrement cintrée, avec un col montant qui remonte joliment sur la nuque et une fermeture zippée intégrale. La matière épouse le corps sans le comprimer, ce qui change des vestes de sport rigides et un peu triste que l’on croise d’habitude. Les manches sont longues, avec ce petit effet gainant qui tient chaud sans étouffer. Détail que l’on remarque à peine mais qui compte : un logo discret placé dans le dos, histoire de rappeler que l’on reste chez ba&sh et pas dans une salle de fitness lambda.
Le coloris ébène fait beaucoup pour l’affaire. Ce brun sombre, presque chocolat, a quelque chose de plus habillé que le noir habituel du sportswear. Il attrape la lumière sans jamais briller, et se marie avec à peu près tout.
Du studio de yoga au trottoir
C’est là que Gladys devient maligne. Portée fermée sur un legging assorti, elle compose une silhouette monochrome nette, parfaite pour un cours de Pilates ou une balade matinale. Mais rien n’empêche de la sortir de son contexte. Ouverte sur un jean droit et une paire de baskets blanches, elle passe pour une veste zippée un peu sportive, sans crier « je reviens de la gym ». Un pantalon large en lin, des mules plates, et la voilà presque chic.
La force de la pièce, c’est justement cette ambiguïté. Elle ne se donne pas des airs de manteau, elle ne se prend pas non plus pour une simple veste de survêtement. Elle occupe cet entre-deux confortable où l’on peut enchaîner une séance et un déjeuner sans repasser par la case dressing.
Le pari activewear de ba&sh
Derrière cette veste, il y a un vrai virage. ba&sh accompagne le lancement de retraites bien-être du côté de Paris, Biarritz ou Saint-Tropez, entre yoga, méditation et randonnées. La capsule activewear s’inscrit dans cette mouvance du « quiet luxury » sportif, où l’on veut transpirer sans renoncer au style. Reste à voir ce que vaut le jersey à l’usage et au lavage, un point qu’on ne jugera qu’après quelques mois de portage.
Pour 145 €, la veste Gladys tient une promesse rare : rendre le sportswear désirable en dehors de la salle.
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Crédit photo : ba&sh

