Le noir n’a pas besoin de faire des efforts pour retenir le regard, mais celui-ci s’offre un petit supplément. La robe Josina, signée du label danois Baum und Pferdgarten, mise tout sur une fleur en tissu cousue à hauteur de poitrine et sur des fronces qui redessinent le buste. Une pièce longue, à manches longues, qui joue la sobriété sans jamais verser dans l’austère. À 259 euros, elle vise les soirées d’automne autant que les dîners un peu habillés.
Un jersey qui épouse, une coupe qui suit
La Josina est taillée dans un jersey de viscose, cette matière souple et légèrement extensible qui colle au corps sans serrer. Le haut est ajusté, la ligne s’allonge jusqu’à la cheville en version maxi. Au centre, des fronces courent le long du buste et se resserrent grâce à un lien qui se noue en petit nœud, histoire de moduler le tombé selon l’envie. L’encolure part de travers, asymétrique, ce qui casse la régularité attendue d’une robe noire classique. Détail qu’on ne voit qu’en tournant le dos : quelques pétales de tissu sont fixés à l’arrière, en écho à la fleur du devant. Rien de tapageur, juste ce qu’il faut pour que la pièce ait un vrai point de vue.
Comment la porter sans se compliquer la vie
Une robe noire longue et fluide, c’est le genre de vêtement qui se glisse partout. Des slingbacks vernies à petit talon, comme sur la photo de la marque, et l’allure bascule côté soirée. Une paire de bottes hautes et un manteau de laine, et la même robe traverse un après-midi de novembre sans broncher. La fleur en relief se suffit à elle-même, donc on peut faire l’impasse sur le collier : le buste est déjà habillé. Pour la journée, un gros gilet par-dessus casse le côté chic et rend l’ensemble plus décontracté. C’est la force de ce type de robe, elle change de registre selon ce qu’on pose autour.
Baum und Pferdgarten, l’école danoise du détail
Fondée à Copenhague, Baum und Pferdgarten cultive cette approche scandinave où la coupe reste nette mais où un détail vient toujours déranger la ligne trop sage. La Josina appartient à la collection automne-hiver baptisée Airborne, qui joue sur le contraste entre structure et souplesse. On est loin de la petite robe noire anonyme, ici la fleur et l’asymétrie signent la pièce. Reste la question du jersey de viscose, agréable à porter mais qui marque vite les plis et demande un peu d’attention au lavage. Pour le reste, c’est une belle base de garde-robe qui ne mise pas sur la facilité.
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Crédit photo : Baum und Pferdgarten

