Il y a des robes qui n’essaient pas de crier pour se faire remarquer. La robe Solao de Sessùn fait partie de celles-là : une longueur maxi, des bretelles fines, une teinte vert fumé qui tire vers le sombre sans jamais virer au noir strict. On la regarde une fois et on comprend qu’elle va beaucoup servir cet été, puis bien au-delà.

Une coupe danseuse qui joue sur deux textures

Tout l’intérêt de cette pièce tient dans son contraste. Le haut est en jersey côtelé, près du corps, avec une encolure arrondie profonde devant comme dans le dos. Puis la taille descend, se marque bas façon esprit danseuse, et la jupe part en voile de coton et viscose qui bouge à chaque pas. Ce mélange de maille ajustée et de tissu fluide donne une silhouette allongée sans effort, et une fente latérale vient libérer la marche.

Côté matière, on est sur 55% coton et 45% viscose, la viscose venant de sources renouvelables gérées durablement. La robe est fabriquée en Inde. Le jersey se froisse un peu, c’est le jeu, mais un coup de défroisseur vapeur efface tout. Rien de contraignant donc.

Comment la porter sans se compliquer la vie

C’est le genre de robe qui ne demande presque rien pour fonctionner. Des sandales plates en cuir et un grand cabas en vichy, comme sur la photo de la marque, et voilà une allure de vacances tout à fait crédible en ville. Le vert fumé a l’avantage d’aller avec à peu près tout : du camel, du blanc cassé, du bordeaux quand les températures baissent.

Pour la rentrée, on glisse une maille fine par-dessus les épaules ou un cardigan boutonné jusqu’en haut pour transformer la robe en jupe longue le temps d’une journée fraîche. Des mocassins vernis à la place des sandales, et la pièce estivale bascule tranquillement vers l’automne. C’est ce type de vêtement qui rentabilise sa place dans le dressing.

Sessùn, la justesse plutôt que l’esbroufe

La maison marseillaise a construit sa réputation là-dessus : des pièces travaillées, des couleurs un peu à part, jamais tapageuses. La Solao coche exactement ces cases. À 145 euros, ce n’est pas donné, mais on paie une vraie coupe et un tissu agréable, pas un logo. Pour une robe qu’on va porter trois saisons sur quatre, le calcul se tient plutôt bien.

Bref, si vous cherchez une longue robe facile à vivre qui ne ressemble pas à celle de tout le monde, celle-ci mérite un vrai coup d’œil.

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Crédit photo : Sessùn


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