Il y a des manteaux qu’on garde pour leur coupe, et d’autres qu’on garde pour un détail qu’on remarque à peine au premier coup d’œil. Le manteau Kemelia de ba&sh appartient à la seconde catégorie. Court, en laine double face, couleur moka, il joue sur deux cols qui ne font pas la même chose : un col montant qui se ferme bien haut, et un col dégoulinant qui retombe, ouvert, sur le devant. Proposé à 375 €, il règle la question du manteau de mi-saison sans en faire des tonnes.

Une laine double face, sans doublure

La particularité du Kemelia tient à sa construction. C’est une laine double face, c’est-à-dire tissée pour présenter deux endroits, ce qui lui évite d’avoir besoin d’une doublure. Le vêtement garde donc une belle tenue tout en restant souple, et les bords coupés nets participent à ce côté un peu brut, assumé. La fermeture boutonnée est asymétrique, deux boutons décalés sur le devant, et les poches sont montées en double passepoil, discrètes, fondues dans la matière plutôt que rapportées.

La laine est issue d’une filière certifiée qui garantit le bien-être animal et une gestion durable des pâturages. Ce n’est pas un argument marketing posé en vitrine, c’est écrit noir sur blanc sur la fiche de la pièce, et pour un manteau à ce prix, ça pèse dans la balance.

Le moka, cette couleur qui va avec tout

Le coloris moka est probablement ce qui rend le Kemelia aussi facile à porter. Ce brun grisé un peu poudré n’écrase rien, se marie au noir comme au bordeaux, et évite l’effet trop sage du beige classique. Sur les visuels de la marque, il est associé à un pantalon en cuir prune et des bottines sombres, preuve qu’il encaisse très bien les matières un peu habillées.

Dans la vraie vie, il fonctionnera tout aussi bien sur un jean brut et des baskets. La coupe courte dégage la taille, ce qui rééquilibre les silhouettes amples en dessous, et les deux cols permettent de moduler selon la météo : fermé jusqu’en haut les jours de vent, ouvert et retombant quand il fait doux.

ba&sh, le vestiaire parisien sans chichis

La marque ba&sh fabrique ce genre de pièces depuis longtemps : des basiques un peu travaillés, jamais tape-à-l’œil, qui tiennent dans le temps. Le Kemelia coche toutes les cases de la maison, une coupe nette, une matière sérieuse, un détail qui fait la différence. À 375 €, on reste sur le segment accessible du manteau en laine, loin des tarifs à quatre chiffres de certaines créatrices.

Pour un manteau qu’on sortira d’octobre à mars, c’est un pari raisonnable. Et le genre de pièce qu’on finit par porter beaucoup plus qu’on ne l’avait prévu.

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Crédit photo : ba&sh

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