Il y a des manteaux qu’on enfile par obligation, quand le thermomètre chute, et d’autres qu’on garde sur le dos une fois rentrée parce qu’ils tiennent lieu de cocon. Le Bachir de Vanessa Bruno appartient à la seconde catégorie. Mi-long, extra-large, taillé dans une laine double face couleur taupe, il joue la carte du volume assumé sans jamais tomber dans l’informe. À 545 €, c’est la pièce autour de laquelle on construit une silhouette d’hiver plutôt que de la subir.
Une laine double face qui fait tout le travail
Le vrai luxe ici, c’est la matière. La laine double face, c’est deux épaisseurs tricotées ensemble sans doublure rapportée, ce qui donne un tombé net des deux côtés et une tenue qui ne s’effondre pas au premier lavage. Concrètement, ça vous enveloppe sans peser, et la coupe oversize laisse assez de place pour glisser un gros pull dessous quand février s’installe. Le grand col remonte sur la nuque, les manches longues et tombantes cachent les mains les jours vraiment froids, et les deux fentes sur les côtés évitent l’effet sac de couchage quand on marche. Les boutons aspect corne et les poches plaquées sur le devant ajoutent ce qu’il faut de détail sans surcharger.
Comment le porter sans se noyer dedans
Avec un vêtement aussi ample, la règle est simple : on affine tout le reste. Sur la photo de campagne, le Bachir vient couvrir un fin pull écru et un jean droit un peu délavé, taille marquée par une ceinture noire. C’est exactement le bon réflexe, l’oversize en haut appelle une ligne nette en bas. Un pantalon fuselé, une jupe crayon ou même une robe près du corps fonctionnent tout aussi bien. Côté couleurs, le taupe est un caméléon : il s’entend avec le crème, le camel, le bordeaux, le kaki, et il calme instantanément un imprimé un peu bavard. Pour les chaussures, une botte fine ou un mocassin suffisent, inutile d’en rajouter.
Vanessa Bruno, le vestiaire du quotidien chic
La maison parisienne travaille depuis longtemps cette idée de pièces faciles à vivre mais jamais banales, et ce manteau en est un bon résumé. Il n’a rien d’une pièce de défilé qu’on ressort trois fois par an, c’est au contraire le genre d’achat qu’on amortit sur plusieurs hivers. Le taupe aide beaucoup : il ne se démode pas, il ne jure avec rien, il vieillit bien. Si vous cherchez un manteau unique qui remplace la moitié de votre penderie d’hiver, le Bachir mérite clairement l’essayage.
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Crédit photo : Vanessa Bruno

