Il y a des robes qui n’essaient pas de vous en mettre plein la vue, et qui finissent pourtant par être celles qu’on porte le plus. La robe Solao de Sessùn, dans son coloris Smoke Green, fait clairement partie de cette famille. Bustier en jersey côtelé bien près du corps, taille qui descend sur les hanches, puis une jupe longue qui se libère d’un coup et flotte jusqu’aux chevilles. On est sur un esprit danseuse assumé, sans la mièvrerie qui va souvent avec.

Le jeu des deux matières

Toute l’idée de la Solao tient dans ce contraste de matières. Le haut, c’est un jersey fin côtelé qui épouse le buste et tient bien en place, avec ce tombé un peu seconde peau. En dessous, la jupe change complètement de registre : plus fluide, plus légère, elle prend le mouvement au moindre pas et vient casser le côté moulant du corsage. Résultat, une silhouette qui joue sur deux tempos sans jamais paraître compliquée.

Le coloris Smoke Green mérite qu’on s’y arrête. Sur le papier on imagine un vert, dans les faits on est plus proche d’un gris-bleu profond, presque ardoise, ce genre de teinte sombre qui remplace le noir sans l’austérité. C’est franchement plus intéressant à porter qu’un uni classique, et ça passe aussi bien en plein été qu’aux premières fraîcheurs.

Comment la porter

La bonne nouvelle avec ce type de robe, c’est qu’elle demande très peu d’efforts. Une paire de mules plates ou de sandales en cuir, un grand cabas jeté sur l’épaule, et l’affaire est réglée pour la journée. La taille basse allonge la jambe et fonctionne particulièrement bien sur les silhouettes qui veulent un peu de fluidité au niveau des hanches.

Le soir, on remonte le curseur sans se fatiguer : des spartiates un peu montantes, quelques bijoux dorés, une pochette, et la même robe change complètement de statut. C’est tout l’intérêt d’une pièce simple, elle sert de base à plusieurs looks au lieu de vous enfermer dans un seul.

L’esprit Sessùn

Sessùn a bâti sa réputation sur ce vestiaire méditerranéen, féminin mais jamais démonstratif, avec cette attention réelle portée aux matières et aux coupes. La Solao coche toutes les cases de la maison marseillaise : une robe qui a du caractère sans crier, pensée pour durer plus qu’une saison.

Comptez 145 euros, ce qui reste raisonnable pour une pièce de cette qualité, taillée dans la collection Printemps-Été 2026. Le genre de robe qu’on achète une fois et qu’on ressort trois étés de suite sans jamais s’en lasser.

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Crédit photo : Sessùn


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