La rayure tennis revient chaque automne, et à chaque fois on se demande comment la porter sans virer costume de bureau. Anine Bing répond avec le blazer Quinn dans une nouvelle version taupe à fines rayures bleues, une pièce qui joue la carte de la nonchalance plutôt que celle du tailleur strict. À 550 €, on est sur du vestiaire investissement, mais c’est exactement le genre de veste qu’on garde des années.
Une coupe déstructurée qui change tout
Le mot important ici, c’est déstructuré. Le Quinn n’a pas la rigidité d’un blazer classique : pas de doublure lourde, pas de toile intérieure qui cartonne aux épaules. Résultat, la veste tombe avec une certaine souplesse, presque comme une chemise épaisse. La coupe est franchement oversize, avec des épaules légèrement rembourrées et un col cranté généreux. La fermeture simple boutonnage à deux boutons laisse la silhouette ouverte, ce qui accentue ce côté un peu masculin, un peu emprunté au dressing de quelqu’un d’autre.
Côté praticité, on a droit à une poche poitrine passepoilée, deux poches passepoilées à l’intérieur et deux poches à rabat sur les hanches. Rien de superflu, mais de quoi glisser un téléphone et les mains quand la pose l’exige.
Un taupe qui va avec (presque) tout
Le vrai atout de cette version, c’est la couleur. Le taupe rayé de bleu reste discret, plus doux qu’un gris anthracite et moins salissant qu’un beige clair. Sur les photos de la marque, il est porté ouvert sur une chemise rayée et un jean délavé, avec des ballerines pointues et un sac noir. C’est là que le blazer prend tout son sens : jeté sur une tenue simple, il fait passer un jean brut pour une tenue réfléchie.
On peut évidemment le pousser plus habillé, sur un pantalon fluide ou une robe midi, mais je trouve que le Quinn est meilleur en registre décontracté. Manches légèrement retroussées, t-shirt blanc en dessous, et voilà une allure de fin d’été qui tiendra jusqu’aux premières fraîcheurs.
Anine Bing, le vestiaire facile
La marque californienne s’est fait un nom avec ce genre de basiques un peu rock, pensés pour durer et se combiner sans réfléchir. Le blazer déstructuré fait partie de leur ADN, décliné saison après saison dans de nouvelles teintes et matières. Cette variation rayée s’inscrit dans la collection d’automne, et elle a de bonnes chances de partir vite vu l’engouement récurrent pour ce modèle.
Est-ce que 550 € se justifient ? Pour une veste qu’on portera trois saisons sur quatre, honnêtement, ça se défend. C’est le type de pièce qui ne se démode pas et qu’on ressort chaque année sans se lasser.
^^
Crédit photo : ANINE BING

