Il y a des vestes qu’on repère à la coupe avant même de voir l’étiquette. La veste Houria de Soeur en fait partie : une silhouette courte qui s’arrête juste au-dessus de la taille, un petit col montant, cinq boutons alignés et deux poches à rabat qui cassent la rigueur. Le tout dans une viscose flammée noire qui accroche la lumière sans jamais briller. À 350 euros, c’est la pièce de transition qu’on ressort dès que les matins piquent un peu.

Une coupe qui joue le contraste

Houria mise sur un jeu d’oppositions. La coupe est ample, presque cocon au niveau des épaules, mais la longueur reste courte et nette. Résultat, la veste flotte en haut et s’arrête franchement en bas, ce qui allège toute la silhouette au lieu de l’engoncer. Le col montant, discret, donne un petit air de veste d’atelier revisitée.

La viscose flammée fait beaucoup pour le rendu. Elle a ce grain irrégulier, un peu vivant, qui évite l’effet uniforme d’un noir plat. On tombe sur ce que Soeur appelle un soft tailoring : la structure d’une veste habillée, mais souple, fluide, sans doublure qui cartonne. On la pose sur les épaules le matin sans avoir l’impression d’enfiler une armure.

Comment la porter

Soeur l’imagine en total look, accordée au pantalon Hippolyte taillé dans le même tissu. Le monochrome noir de haut en bas, franchement, ça fonctionne : ça allonge et ça évite de trop réfléchir le matin. Mais Houria vaut aussi pour elle seule.

Sur un jean brut et des mocassins clairs, elle apporte juste ce qu’il faut de tenue sans faire trop sage. Avec une jupe longue fluide et des bottines, elle bascule côté habillé. Et pour celles qui trouvent le noir un peu sévère, un tee-shirt écru dessous suffit à casser le bloc. La coupe courte fait le reste, elle marche très bien avec des tailles hautes.

L’esprit Soeur

La marque parisienne cultive depuis ses débuts ce vestiaire de pièces qu’on garde longtemps, loin des coups d’un jour. Houria coche les cases : une matière naturelle au toucher, une coupe pensée pour durer plusieurs saisons, une couleur qui se marie avec à peu près tout ce qui traîne dans le placard.

Reste le prix. 350 euros pour une veste, ce n’est pas rien, on est clairement sur du milieu de gamme assumé. Mais entre une viscose de belle tenue, une coupe travaillée et une couleur qui ne se démodera pas, la note se comprend. C’est le genre de pièce qu’on sort sept mois sur douze sans s’en lasser, et ça change tout sur le calcul final.

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Crédit photo : Soeur


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