Le bleu marine n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour tenir une silhouette d’automne. La preuve avec cette chemise en coton de Sandro, taillée court, où des fleurs brodées ton sur ton dessinent une guirlande autour du buste. À 153 euros, la pièce joue sur un seul contraste, celui du relief sur l’uni, et ça suffit à lui donner du caractère.

Une coupe courte et un bas asymétrique

On est sur une chemise large, loin de la coupe cintrée classique. Le col reste un vrai col chemise, les manches longues se ferment sur des poignets boutonnés, et le bas joue la carte asymétrique, plus long à l’arrière. Résultat, elle tombe sans raideur et laisse voir ce qu’on porte dessous, pantalon taille haute ou jupe droite.

La matière, c’est du 100 % coton, avec cette tenue un peu sèche de la popeline qui structure le volume. Les broderies suivent un motif fleuri qui court sur le devant, et une partie a été réalisée à la main. Ça se remarque de près, dans les petites irrégularités du point, celles qu’une machine ne reproduit jamais tout à fait.

Comment la porter sans se compliquer la vie

La façon la plus simple, c’est de la laisser faire le travail et de garder le reste sobre. Un jean brut ou blanc, des mocassins ou des mules, et on s’arrête là. La chemise courte appelle une taille haute, histoire de ne pas couper la silhouette au mauvais endroit.

L’autre option, plus habillée, consiste à la superposer. Dans sa version catalogue, Sandro la glisse par-dessus une chemise en popeline bleu ciel, col et poignets qui dépassent. Ça double les cols, réchauffe le marine et donne ce petit côté bourgeois décalé qui fonctionne bien en ce moment. Pour le soir, un pantalon noir et des escarpins suffisent, la broderie remplace le bijou.

L’esprit Sandro, du détail sans tapage

Sandro a toujours aimé le vêtement qui semble simple mais cache un travail de finition. Cette chemise en est un bon exemple, avec sa base de basique parisien et sa broderie qui change tout. On reste dans une maille de couleurs sage, du marine, du bleu, rien qui crie, et c’est justement là que la broderie prend tout son sens.

Reste la question de la saison. Le coton seul demande une petite laine en dessous quand il fait vraiment froid, mais pour la mi-saison et les intérieurs chauffés, elle se suffit à elle-même. À 153 euros, pour une broderie en partie faite main sur une coupe un peu différente des chemises qu’on voit partout, le ticket d’entrée paraît honnête.

^^

Crédit photo : Sandro

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