Il y a des vestes qui hésitent entre le gilet et le manteau, et c’est exactement là que se place la veste Olympe de Sœur. Une laine bouillie bien dense, un bleu nuit profond, un volume court qui s’arrête juste au-dessus de la taille. On est sur une pièce de mi-saison, celle qu’on enfile le matin quand il fait frais sans qu’il fasse encore vraiment froid. Comptez 325 euros.
Une laine bouillie qui fait le gros du travail
La laine bouillie, c’est ce lainage épais et compact qui tient chaud sans avoir besoin d’une doublure technique. Ici elle donne à la veste une tenue franche, presque sculpturale, avec ce volume rond et ample qui ne s’écrase pas sur les épaules. Les manches sont longues et les emmanchures larges, donc on glisse facilement un pull en dessous sans se sentir sanglé. Le col montant se boutonne jusqu’en haut, ce qui change pas mal de choses : fermé, on a une silhouette nette et couvrante ; ouvert, le col retombe et la veste respire davantage.
Petit point qui compte pour celles que les étiquettes rassurent, la pièce est certifiée OEKO-TEX Standard 100, un label qui garantit l’absence de substances nocives sur le textile. Ce n’est pas un argument mode, mais c’est le genre de détail qui pèse quand on garde une veste plusieurs hivers.
Les finitions tressées, la vraie signature
Ce qui distingue Olympe des vestes en laine un peu génériques, c’est son clin d’œil à la veste autrichienne. Les finitions sont gansées d’une tresse, un passepoil tressé qui souligne les bords, le col et la ligne de boutonnage. C’est discret sur une couleur sombre comme ce bleu nuit, mais ça donne du relief et une petite note folklorique chic qui évite l’effet basique. Le reste reste sobre, deux poches passepoilées en bas, des boutons assortis, rien qui crie.
Avec quoi la porter
Le format court appelle les tailles hautes. Un pantalon large écru, un jean brut à revers, une jupe midi plissée, et la veste fait le reste en apportant la structure. Le bleu nuit s’accorde avec à peu près tout, mais il prend une autre dimension sur du crème ou du camel, là où le contraste joue sans tomber dans le classique marine sur blanc. En version plus habillée, un col roulé fin dessous et des bottines à talon suffisent.
Pour un vestiaire d’automne, c’est le genre d’achat qu’on amortit vite : assez chaude pour tenir lieu de petit manteau les jours doux, assez travaillée pour passer du bureau au week-end sans réfléchir. Sœur signe là une pièce facile à vivre, sans esbroufe, qui mise tout sur la matière et deux ou trois détails bien placés.
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Crédit photo : Sœur

