Il y a des pièces qui jouent sur la couleur, d’autres sur l’imprimé. Celle-ci mise tout sur la coupe. La robe courte en maille à volants de Sandro part d’un noir mat, sans un motif, sans un bijou, et pose son effet uniquement sur la façon dont le tricot tombe. Le haut épouse le buste, puis la jupe s’ouvre d’un coup en corolle. C’est court, c’est net, et ça se tient à 265 euros.
Une maille qui travaille la silhouette
Tout se joue dans la construction. Le haut est tricoté en côtes serrées, près du corps, avec une encolure ronde finie par un bord festonné qui ondule légèrement. Pas de manches, des épaules nettes. La taille est marquée bas, sur les hanches, par une découpe qui casse la ligne et relance le volume juste en dessous.
À partir de là, la maille change de registre. Le bas s’évase franchement, avec un volant qui se dédouble : une première épaisseur en tricot évasé, puis une seconde, plus légère et plissée, qui dépasse en dessous. Résultat, la jupe bouge, elle n’est jamais plate, et elle garde ce petit côté danseuse sans tomber dans le costume. La robe reste souple, facile à enfiler, et son volume joue tout seul.
Comment la porter sans en faire trop
Le noir uni lui laisse une vraie liberté. En journée, on peut la garder simple avec des mocassins ou des ballerines plates et un gilet oversize jeté par-dessus, histoire de casser le côté sage. Le soir, elle change complètement d’allure avec une mule à petit talon et une pochette brodée, comme sur la photo de la marque. La longueur courte appelle une jambe nue ou un collant opaque bien noir selon la saison.
C’est une robe qui se suffit à elle-même, donc on évite de la surcharger. Une paire de boucles d’oreilles, un rouge à lèvres, et l’affaire est réglée. Pour celles qui veulent la porter au bureau, un blazer droit par-dessus suffit à l’assagir sans l’alourdir.
L’esprit Sandro, droit au but
Sandro aime ce genre de pièce : un basique chic qui ne crie pas, mais qui se remarque de près. La maison parisienne a bâti sa réputation sur ce vestiaire un peu rock, un peu sage, toujours portable. Cette robe en maille coche la case. Elle ne cherche pas la tendance du moment, elle mise sur une coupe qui flatte et un tissu qui tient dans le temps.
À 265 euros, on reste dans le tarif habituel de la marque pour une maille travaillée. Ce n’est pas donné, mais la pièce a de quoi tourner plusieurs saisons sans se démoder. Pour une petite robe noire qui change de la robe noire classique, elle se considère tout à fait.
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Crédit photo : Sandro

