Il y a des robes qui règlent la question de la mi-saison en une seule pièce. La Tanyssa de ba&sh en fait partie : une coupe midi, un imprimé cachemire qui court sur un fond kaki foncé, et ce petit côté bohème chic qui passe du bureau à un dîner sans changer d’étage. Affichée autour de 132 €, elle joue la carte du vestiaire d’automne que l’on garde plusieurs saisons.

Une coupe pensée pour flatter

Le col en V ouvre le décolleté sans trop en montrer, les manches bouffantes courtes sont resserrées par un élastique qui marque l’épaule. À la taille, des smocks viennent cintrer la silhouette là où il faut, puis la jupe repart en étages jusqu’au mollet. C’est une construction classique du genre, mais elle fonctionne : la robe suit le corps sans le compresser, et le jupon à volants donne du mouvement dès qu’on marche.

La matière reste fluide, légère, avec cette tenue un peu vaporeuse qui va bien aux imprimés chargés. Le motif cachemire, décliné en vert kaki, rouille et touches dorées sur fond sombre, évite l’écueil du folklore trop appuyé. On est plus près du foulard vintage que du déguisement seventies, et c’est tant mieux.

Comment la porter sans se tromper

L’avantage d’une robe aussi travaillée, c’est qu’elle se suffit à elle-même. Des santiags en daim marron comme sur la photo, et l’allure western-bohème est bouclée. Pour un rendu plus sage, des bottines noires à talon et un perfecto en cuir posé sur les épaules suffisent à durcir un peu l’ensemble.

Côté saison, elle se superpose facilement. Un pull fin côtelé en dessous quand la température chute, des collants opaques et un manteau long par-dessus, et la robe d’été se transforme en pièce d’hiver. Les bijoux argentés, plutôt que dorés, créent un contraste agréable avec les ocres de l’imprimé. Rien d’obligatoire, mais le détail fait la différence.

L’esprit ba&sh, toujours fidèle

Difficile de faire plus ba&sh que cette Tanyssa. La marque parisienne a bâti sa réputation sur ce vestiaire féminin un peu libre, jamais guindé, qui mise sur les imprimés et les coupes faciles à vivre. On retrouve ici tous les codes maison : la fluidité, le détail smocké, l’imprimé qui raconte quelque chose sans crier.

Reste le prix, intéressant en période de soldes mais qui grimpe hors remise, et une matière à manier avec un peu de soin au lavage. Pour une robe qui traverse l’automne et ressort au printemps, l’investissement se tient. À condition d’aimer le motif cachemire, évidemment, parce qu’il n’est pas du genre à passer inaperçu.

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Crédit photo : ba&sh

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