Il y a des vestes qui se portent par-dessus tout le reste, et d’autres qui redessinent carrément la silhouette. La veste Omolara de Nanushka fait partie de la seconde famille. Coupe courte, épaules droites, deux grandes poches à rabat posées bien en évidence sur le devant : on tient là une pièce qui s’arrête à la taille et qui laisse toute la place aux jambes. En noir profond, dans une matière qui imite le cuir sans une goutte d’animal, elle a ce côté un peu brut qui va avec les beaux jours qui refroidissent.
Une coupe courte qui change l’allure
Le format est la vraie signature de l’Omolara. Elle s’arrête à la taille, ni plus haut ni plus bas, avec un volume légèrement boxy qui tient tout seul. Le col pointu façon chemise, le boutonnage sur le devant et les manches larges qui tombent droit lui donnent un air de surchemise plutôt que de blouson classique. Les deux poches à rabat, grandes et bien marquées, cassent la sobriété du noir et apportent ce détail utilitaire qu’on aime bien en ce moment. Résultat : une veste qui structure le haut du corps et allonge tout ce qui vient en dessous.
Le cuir sans cuir, marque de fabrique Nanushka
Ici, pas de peau d’animal. L’Omolara est taillée dans l’Okobor, le cuir végétal maison de Nanushka, une matière à base de polyuréthane montée sur support textile qui tombe et brille comme un cuir lisse. De loin comme de près, l’illusion tient parfaitement : le grain, la souplesse, le fini un peu satiné, tout y est. C’est devenu la patte de la maison hongroise, fondée à Budapest, qui a bâti sa réputation sur ces alternatives au cuir sans rien sacrifier à l’élégance. Pour qui veut une veste noire travaillée tout en évitant la matière animale, c’est un vrai argument, pas juste une case cochée.
Comment la porter sans se tromper
La coupe courte appelle naturellement une taille haute dessous. Un pantalon large et fluide, comme sur la photo, équilibre le volume du haut et file la ligne vers le bas. Un jean brut taille haute marchera tout aussi bien pour un registre plus décontracté. Côté couleurs, le noir se suffit à lui-même, mais une touche vive glissée en dessous (un top vert, un pull safran) réveille l’ensemble sans effort. En version plus habillée, on la pose sur une jupe midi et des bottines à bout fin. L’Omolara n’est pas une veste discrète qu’on oublie : elle prend la lumière, autant en jouer.
Reste la question du prix, puisque Nanushka ne se situe pas sur le terrain des petites marques. Mais pour une pièce qui tient à la fois la tendance du format court et le pari du cuir végétal, le ticket se défend.
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Crédit photo : Nanushka

