Il y a des pièces qui n’ont l’air de rien sur le cintre et qui changent tout une fois enfilées. Le pantalon Paola d’Anine Bing fait partie de celles-là : une coupe ample, une taille haute, et cette couleur bordeaux qui réchauffe l’automne sans tomber dans le marron sage que tout le monde porte déjà. À 375 euros, on est sur une pièce de tailoring, pas sur un basique qu’on oublie au fond du dressing.
Une taille haute qui tient la ligne
La promesse du Paola, c’est l’allongement. La taille monte haut, le tissu tombe droit à partir de la hanche, et la jambe large file jusqu’à la cheville sans jamais casser. Un pli marqué sur le devant structure le tout et donne cette allure un peu masculine qu’on aime sur un pantalon de costume. Les poches latérales restent discrètes, la longueur est pensée pleine jambe, donc à ajuster selon votre talon. Résultat, la silhouette s’étire, et c’est exactement ce qu’on demande à un pantalon de cette coupe.
Côté matière, Anine Bing part sur un mélange de laine. On gagne le tombé un peu lourd qui fait toute la différence sur une jambe large, la laine évite l’effet pyjama qui guette souvent ce genre de coupe fluide. C’est le genre de tissu qui se froisse peu et vieillit bien, à condition de le confier au pressing plutôt qu’à la machine.
Le bordeaux, la vraie bonne idée
On aurait pu avoir ce pantalon en noir, en gris, en camel. Le bordeaux, lui, fait le travail tout seul. C’est une couleur qui habille sans crier, assez profonde pour passer au bureau, assez vive pour sortir le soir. Avec un simple pull noir et des mocassins, vous avez déjà une tenue qui tient debout. Glissez un chemisier crème ou une maille grise par-dessus, et le côté tailleur ressort franchement.
Pour les chaussures, le talon affine la jambe large, mais une bottine fine ou même une basket blanche marchent aussi très bien si vous voulez casser le côté chic. L’erreur à éviter, c’est le total look bordeaux, qui alourdit vite. Une seule pièce dans cette teinte, le reste en neutres, et l’équilibre est trouvé.
Une marque qui connaît son tailoring
Anine Bing a bâti sa réputation sur ce vestiaire mi-rock mi-classique, et le tailoring en fait partie depuis le début. La marque californienne décline chaque saison ses pantalons et ses blazers dans des coupes épurées, pensées pour durer plus d’une tendance. Le Paola s’inscrit dans cette logique : une pièce qu’on garde, qu’on ressort, et qui ne sentira pas le daté dans deux ans. Pour un bordeaux de saison, ça se considère tout à fait.
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Crédit photo : ANINE BING

