Il fallait oser poser tout un service de table sur une robe. Stine Goya l’a fait avec la Platera, une pièce midi brun foncé où des assiettes en porcelaine peintes à la main se répandent sur le tissu comme si on avait renversé le buffet de mamie. Le rendu n’a pourtant rien d’une blague : c’est une robe qu’on repère à trois mètres, avec son col montant et ses manches longues qui la font glisser sans effort de la fin de l’été vers les premiers jours frais.
Un imprimé fait main sur une étoffe légère
Le premier atout de la Platera, c’est sa matière. Elle est coupée dans un mélange léger de TENCEL Lyocell (54%) et de viscose (46%), une étoffe fluide qui tombe joliment et reste douce contre la peau. La coupe suit une ligne trapèze décontractée, ni moulante ni informe, avec un col roulé qui structure le haut et une fermeture éclair invisible dans le dos. Les manches longues achèvent de la rendre portable quand la température baisse. Surtout, le fond brun profond fait ressortir l’imprimé multicolore : ces assiettes dessinées une à une, entre motifs floraux, bleus de Chine et bords festonnés, gardent une irrégularité de pinceau qui donne toute sa personnalité à la pièce. On est loin du motif calibré à l’ordinateur.
Comment la porter sans la surcharger
Une robe aussi bavarde côté motif se suffit presque à elle-même. Le plus simple reste de la laisser parler : des bottes hautes en cuir marron pour rester dans les tons chauds, un grand cabas souple, et la silhouette est réglée. Pour l’automne, un manteau uni couleur camel ou chocolat posé par-dessus encadre l’imprimé sans lui faire de l’ombre. Côté bijoux, on reste sobre, une paire de créoles dorées fera l’affaire. Et comme le col roulé tient chaud, rien n’empêche de la porter seule dès les premières fraîcheurs, avec des collants opaques et des bottines plates pour la journée.
Stine Goya, la couleur comme signature
La maison de Copenhague n’a jamais eu peur des imprimés. La Platera vient de la collection printemps-été 2026 baptisée The Guest House, une maison de campagne imaginaire peuplée de motifs porcelaine, de détails cerise et de textures artisanales. On y retrouve tout ce qui fait le sel de la griffe danoise : des couleurs franches, l’envie de raconter une histoire, ce goût du détail qui transforme un vêtement en petit objet à part. Affichée à 148€ au lieu de 370€, elle devient au passage une vraie bonne pioche pour qui cherchait une pièce à caractère sans y laisser tout son budget. À vous de voir si vous êtes prête à porter le service à dessert entier, mais reconnaissez que l’idée a de l’allure.
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Crédit photo : Stine Goya

