Il y a des vestes qu’on garde pour les grandes occasions, et d’autres qu’on enfile presque tous les jours sans y penser. La veste Omolara de Nanushka appartient à la seconde catégorie. Coupe courte, boxy, un noir profond qui ne bronche pas, deux poches à rabat sur le buste et des manches larges qui tombent bien : c’est le genre de pièce qui structure une silhouette en trois secondes. À 220 €, elle se glisse dans le vestiaire de rentrée sans faire de vagues, mais elle se remarque.

Okobor, le faux cuir maison

La matière, c’est tout l’intérêt de la chose. Nanushka a développé son propre similicuir, l’Okobor, une base 100 % polyester recouverte de polyuréthane qui imite le grain et la souplesse du cuir sans la moindre peau animale. Sur la Omolara, ça donne une surface lisse, un tombé net, une brillance discrète qui accroche la lumière juste ce qu’il faut. La doublure en viscose reste agréable à même la peau.

La coupe joue la carte courte et un peu masculine, avec un col chemise et des poignets généreux. Un col en fausse fourrure amovible vient se clipser quand les températures chutent, histoire d’ajouter une touche cosy sans changer de veste. Pratique pour passer de septembre à novembre avec la même pièce.

Comment la porter

Le noir mat de la Omolara s’accommode de tout, mais elle prend une autre dimension avec de la couleur en dessous. Sur les images de la marque, elle se porte au-dessus d’un top vert acide et d’un pantalon fluide noir : le contraste réveille immédiatement la silhouette. C’est la bonne idée à retenir, une touche vive pour casser la sobriété du cuir.

Pour un usage plus quotidien, elle fonctionne aussi sur un jean brut et des bottines, ou par-dessus une robe midi pour arrondir l’allure. La coupe courte dégage la taille, donc elle aime les bas taille haute. Avec un sac structuré et des mocassins, vous tenez une tenue de bureau qui ne ressemble pas à un uniforme.

L’esprit Nanushka

Derrière la marque, il y a Sandra Sandor, créatrice hongroise qui a fait de Budapest un point de repère mode et du cuir vegan une signature. Nanushka avance depuis des années sur cette ligne : des matières responsables, des coupes nettes, rien de tapageur. La Omolara résume assez bien la démarche, une pièce désirable qui n’a pas besoin d’un logo pour exister.

À ce tarif, pour une veste de créateur en similicuir travaillé et pensée pour durer plusieurs saisons, difficile de faire la fine bouche. C’est le genre d’achat qu’on ne regrette pas en octobre.

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Crédit photo : Nanushka


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