Une petite jupe noire, on croit toujours en avoir assez dans son placard. Et puis on tombe sur la Mapi de Claudie Pierlot, et cette bande ajourée qui court juste au-dessus de l’ourlet vient tout rejouer. Rien de tapageur, juste ce qu’il faut de détail pour qu’une maille sombre cesse d’être trop sage. À 185 euros, elle a l’air d’une pièce qu’on garde plusieurs saisons sans s’en lasser.
La maille et la coupe
Le noir est franc, sans reflet, posé sur une maille dense qui tombe bien sans venir mouler. La taille est haute, marquée par une ceinture tricotée qui structure la silhouette et allonge la jambe. En dessous, la coupe s’évase légèrement, ce qui donne un peu de mouvement sans jamais tourner à la jupe de patineuse. Le vrai geste se joue tout en bas : un motif ajouré, une sorte de résille tricotée qui laisse deviner la peau au ras de l’ourlet. La fermeture à glissière, elle, est reléguée sur le côté pour ne casser aucune ligne. C’est le genre de finition qu’on ne remarque qu’en s’approchant, et c’est précisément ce qui fait toute la différence avec une mini basique. La maille, en plus, a cet avantage de ne pas se froisser au fil de la journée, ce qui compte quand on enchaîne les heures assise.
Comment la porter
Sa longueur courte demande des jambes assumées, mais la maille épaisse la rend moins fragile qu’une mini légère. En total look, on la marie au petit haut assorti pour un effet coordonné très net, façon ensemble deux pièces. L’automne venu, on glisse un collant opaque, des bottines à talon carré et un gros cardigan par-dessus, et la même jupe change complètement de registre. Pour tordre le côté classique, une paire de sandales à brides cloutées ou des mocassins un peu masculins font très bien l’affaire. Et si l’envie prend de la porter façon plus habillée, un chemisier rentré et des escarpins fins suffisent à la faire basculer côté soirée. Elle passe du déjeuner au dîner sans qu’on ait à y réfléchir, ce qui reste le meilleur argument d’une pièce qu’on achète pour durer.
L’esprit Claudie Pierlot
La maison parisienne aime ce vestiaire un peu bourgeois qu’elle vient dérégler d’un seul détail. La Mapi coche exactement cette case : une base sage, un ourlet qui prend ses libertés. C’est un noir de tous les jours qui refuse la banalité, et c’est peut-être là son meilleur atout. On aurait tort de la ranger d’office au rayon des basiques : elle en a toute la polyvalence, sans l’ennui qui va souvent avec.
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Crédit photo : Claudie Pierlot

