Il y a des chaussures qu’on enfile les matins où il pleut, où le métro est bondé et où l’on n’a aucune envie de ménager ses pieds. Les Riccardo de Jonak font partie de celles-là. Une botte mi-mollet en cuir grainé noir, deux boucles sur le côté, une grosse semelle crantée dessous : le genre de modèle qui a l’air solide avant même d’être lacé. On est sur un esprit motard assumé, mais travaillé proprement, loin de la version costumée.
Du cuir grainé et une semelle qui ne joue pas la discrétion
Le cuir de veau grainé, c’est ce qui donne à la Riccardo son grain légèrement rugueux et cette patine qui vieillit bien. La tige monte jusqu’au mollet, assez droite, avec deux boucles métalliques sur l’extérieur qui ajoutent le détail rock sans transformer la chaussure en accessoire de déguisement. Le talon reste raisonnable, 5 cm, posé sur une semelle crantée épaisse qui fait tout le caractère du modèle. Bout rond, allure trapue, rien de pointu ni de précieux. La doublure et la première de propreté sont en cuir, et le tout est fabriqué en Italie. Petit détail à garder en tête au moment de commander : le modèle taille un peu grand.
Comment la porter sans ressembler à une panoplie
La tentation, avec une botte aussi marquée, c’est d’en faire trop. Le plus simple reste de la laisser mener la silhouette et de garder le reste calme. Un jean brut rentré dans la tige, un gros pull en laine, un manteau long, et voilà une tenue d’automne qui tient debout toute seule. Elle fonctionne aussi sous une robe fluide ou une jupe mi-longue, pour casser le côté sage du tissu avec la semelle épaisse. Le noir grainé passe partout, et la hauteur mi-mollet évite l’effet cuissarde qui alourdit vite la jambe. C’est une botte qui se glisse dans un vestiaire existant sans demander de tout repenser autour d’elle.
Jonak, les chaussures qui durent plus d’une saison
La maison parisienne a cette réputation tranquille : du cuir correct, une fabrication soignée, des modèles qu’on garde quelques hivers. La Riccardo s’inscrit dedans. Affichée à 195 euros et proposée en ce moment autour de 135 euros, elle se situe dans la fourchette où l’on accepte de mettre un peu plus pour ne pas racheter la même paire l’an prochain. Ce n’est pas la botte qui crée la surprise, c’est celle sur laquelle on revient. Et à l’entrée de l’automne, c’est souvent ce qu’on cherche vraiment.
^^
Crédit photo : Jonak

