Il y a des chaussures qui rappellent qu’un mocassin n’a pas besoin de rigidité pour tenir la route. Celui que Sandro propose pour l’automne joue justement cette carte : un daim chocolat très souple, une semelle plate et fine, et cette impression qu’on va l’enfiler comme une pantoufle avant de filer. À 325 euros, il vise cette catégorie de chaussures qu’on garde des années sans jamais vraiment s’en lasser.
Une souplesse assumée
Le daim est ici la vraie signature. Chocolat profond, mat, il donne au modèle un côté patiné dès la première mise. La construction reprend les codes du mocassin traditionnel : un tour couturé à la main bien visible sur l’avant, une empeigne légèrement froncée qui suit le pied, et une languette ornée d’un petit fermoir doré tout discret. Rien de clinquant, juste ce qu’il faut pour attraper la lumière. La semelle reste plate et mince, dans l’esprit des mocassins déstructurés qu’on voit partout depuis deux saisons. On est loin des grosses semelles crantées : tout est dans la légèreté.
Comment le porter
C’est le genre de pièce qui se glisse partout. Avec un jean brut retroussé sur la cheville et une maille un peu large, il fait le job pour la semaine sans y penser. Le daim chocolat s’entend très bien avec les tons camel, crème, kaki, tout ce que l’automne aime déjà. Vous pouvez aussi le tenter en version plus habillée, sous un pantalon de tailleur fluide, à condition d’assumer le côté décontracté du mocassin souple. Chaussette fine et discrète, ou pied nu tant qu’il fait encore doux : les deux marchent. Le petit détail doré suffit à relever une tenue neutre.
L’esprit Sandro
Sandro a construit sa réputation sur ce vestiaire parisien qui ne force jamais le trait, et cette chaussure en est un bon exemple. Pas de logo criard, pas de forme spectaculaire, juste une pièce bien coupée qui mise sur la matière et le confort. Le mocassin en daim reprend une silhouette qu’on croise beaucoup cette saison, mais la marque y ajoute ce fini un peu artisanal, avec sa couture apparente et son daim choisi, qui justifie le ticket. À ce prix, on attend une chaussure qui vieillit bien : le daim réclame un minimum d’entretien, un spray imperméabilisant et un coup de brosse, mais traité comme il faut, il ne fera que gagner en caractère.
Bref, un basique malin pour la rentrée, à ranger dans la case des achats qu’on ne regrette pas.
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Crédit photo : Sandro

