Il y a des pièces qui n’ont pas besoin d’imprimé ni de découpe pour retenir l’œil. La robe Mirell de Nanushka en fait partie. Une colonne de maille côtelée, un col montant, des manches longues qui filent jusqu’au poignet, et ce vert sauge un peu grisé qui va avec à peu près tout ce que vous avez déjà dans le placard. Comptez 180 euros sur le site de la marque, dans la collection automne-hiver.
Du mérinos fin, et ça change tout
La matière, ici, c’est le vrai sujet. Nanushka a choisi un mérinos fin, tricoté en côtes serrées sur toute la longueur. Résultat, la robe épouse la silhouette sans jamais la serrer, parce que la côte s’étire et revient en place. C’est la bonne surprise des mailles côtelées bien faites : elles tombent droit mais suivent le mouvement.
Le mérinos fin a aussi l’avantage de ne pas gratter et de réguler la température, donc vous pouvez la porter en intérieur surchauffé comme dehors sous un manteau. Les côtes verticales, elles, allongent la ligne. Sur une robe longue, ça compte. Le col montant complète le tout sans en faire trop, et les manches ajustées gardent la pièce près du corps du haut jusqu’en bas.
Comment la porter sans trop réfléchir
La robe pull longue, c’est un peu la pièce fainéante au bon sens du terme : vous l’enfilez, et la silhouette est faite. Avec des bottes hautes et un manteau long en laine, vous tenez une allure de mi-saison qui marche du matin au soir. En version plus décontractée, des baskets blanches et une veste en cuir, et le sage vire presque sportswear.
Le vert sauge est une couleur facile à associer, ce qui aide. Il s’entend bien avec le camel, le chocolat, le crème, le bordeaux, et même le gris anthracite. Un sac en cuir fauve, quelques bijoux dorés discrets, et voilà. Pour le soir, un manteau structuré et des talons suffisent à faire basculer la robe côté habillé. Elle se plie à ce que vous lui demandez, en fait.
Nanushka, la maille comme signature
La maison hongroise s’est fait un nom sur le cuir végétal et les coupes fluides, mais son vestiaire de maille reste ce qu’elle réussit le mieux. La Mirell s’inscrit dans cette logique : des pièces travaillées, pas tape-à-l’œil, pensées pour durer plusieurs saisons plutôt que pour un seul hiver.
À 180 euros, on reste sur un prix de marque premium, pas de milieu de gamme. Mais pour une robe en mérinos que vous allez ressortir chaque année dès que le thermomètre baisse, l’investissement se défend. C’est le genre de pièce qu’on garde longtemps.
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Crédit photo : Nanushka

