Un caramel profond, du daim qui accroche la lumière et des rivets couleur laiton qui rappellent le vestiaire de travail. Le cabas Roger de Jérôme Dreyfuss coche la case du sac qu’on garde dix ans sans se lasser. On le trouve à 790 euros, et pour une fois le prix se lit sur la matière plutôt que sur le logo.

Du workwear qui a troqué le coton pour le cuir

L’inspiration workwear, chez Jérôme Dreyfuss, ce n’est pas qu’un argument de fiche produit. Elle se voit dans les larges bandes surpiquées qui structurent le sac, ponctuées de détails métalliques qui lui donnent du caractère sans tomber dans la quincaillerie. La croûte de velours (du daim, pour parler clair) adoucit l’ensemble et donne au caramel cette profondeur un peu mate qui va très bien avec l’automne.

Le volume est généreux, assumé même. Rien à voir avec les micro-sacs qui ne tiennent qu’un rouge à lèvres. Ici le compartiment principal, entièrement fermé par une fermeture éclair, avale un ordinateur portable jusqu’à 17 pouces. Pratique quand le sac doit faire la navette entre le métro, le bureau et le reste de la journée. Une poche extérieure garde les essentiels à portée de main, histoire de ne pas fouiller pendant cinq minutes à chaque fois.

Trois façons de le porter

Deux poignées pour le porté main, une bandoulière amovible pour le passer à l’épaule ou en travers du corps : le Roger s’adapte à l’humeur du jour. C’est ce qui rend ce format de cabas si confortable au quotidien. Le matin pressé, on l’attrape à la main ; l’après-midi chargé, on bascule sur la bandoulière et on garde les mains libres.

Côté allure, le caramel fait partie de ces teintes qui réconcilient tout le monde. Il réchauffe un jean brut, calme une tenue trop sombre, se marie avec le camel, le chocolat, le bordeaux, le kaki. Un sac qui ne vous oblige pas à repenser toute votre garde-robe, c’est déjà beaucoup.

Un investissement, pas un achat d’impulsion

À 790 euros, on n’est plus dans l’accessoire qu’on remplace à chaque saison. C’est un sac qu’on choisit pour durer, et le daim a cette qualité de vieillir plutôt bien, en se patinant au lieu de se fatiguer. La maison parisienne joue d’ailleurs cette carte depuis le début : des cuirs vivants, un savoir-faire qui se voit, des modèles qu’on garde.

Reste la question du budget, qui pique forcément un peu. Mais rapporté au nombre d’années qu’un cabas comme celui-ci peut tenir, le calcul se défend. À vous de voir si le caramel vous fait de l’œil autant qu’à nous.

^^

Crédit photo : Jérôme Dreyfuss

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