Il y a des vêtements qu’on garde dix ans sans jamais se poser de question. Le cardigan pression d’agnès b. fait partie de ceux-là. Créé en 1979, il revient chaque saison sans vraiment changer, et c’est précisément ce qu’on lui demande. Cette version en molleton de coton blanc, à 195 euros, reprend la recette d’origine : une coupe courte, un col rond et cette rangée de boutons pressions nacrés qui font tout le charme de la pièce.
Du molleton de coton bio, rien de plus
Le tissu est un molleton de coton biologique certifié GOTS, et le cardigan est fabriqué en France. La coupe est courte et ajustée, avec des manches longues et un col rond tout simple. Au dos, deux pattes de serrage pressionnées permettent de cintrer un peu la silhouette si on le souhaite. Rien de compliqué, donc, mais une exécution propre. Le molleton a ce petit grattage intérieur qui tient chaud sans peser, idéal pour les demi-saisons où on ne sait jamais trop comment s’habiller. Le blanc nacré se marie avec à peu près tout et supporte bien les lavages répétés, ce qui n’est pas un détail pour une pièce destinée à tourner souvent.
Les pressions, toute la différence
Ce qui distingue ce cardigan des autres, ce sont ses boutons. Pas de boutonnière classique, mais des pressions en nacre qu’on ferme d’un coup sec. Le geste est rapide, un peu satisfaisant, et il évite les tiraillements qu’on connaît sur les gilets boutonnés. On peut le porter fermé jusqu’en haut comme un petit top, ouvert sur un t-shirt, ou à moitié fermé façon décontractée. Avec un jean brut et des baskets blanches, il fait le travail au quotidien. Sur une jupe midi et des bottines, il monte d’un cran sans effort. Glissé sous un manteau ouvert, il joue aussi la couche intermédiaire sans faire d’épaisseur. C’est ce côté caméléon qui explique sa longévité.
agnès b., une signature plus qu’une tendance
Le cardigan pression, c’est la pièce qui a lancé agnès b. à la fin des années 70. La créatrice l’a imaginé en détournant un gilet d’ouvrier, et il ne l’a jamais quittée depuis. Quarante-six ans plus tard, on le retrouve en coton, en cachemire, en velours, dans une quantité de couleurs, mais la silhouette reste la même. Acheter ce blanc, c’est miser sur une valeur sûre plutôt que sur une mode de six mois. À 195 euros, le ticket d’entrée n’est pas donné, mais on parle d’un vêtement conçu pour durer et fabriqué en France. Pour une pièce qu’on va porter en boucle, ça se défend largement.
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Crédit photo : agnès b.

