Il y a des sacs qui jouent la rigueur, et d’autres qui préfèrent le mouvement. Le Lidia appartient clairement à la seconde famille. Coccinelle a travaillé le haut du sac en petits fronces, comme un tissu qu’on aurait resserré à la main, ce qui donne à ce cuir noir une allure souple, presque vivante. Au centre, le logo C-Me s’affiche en relief, et sur les côtés, des cordons terminés de petits embouts dorés viennent souligner la silhouette. Comptez 360 euros pour la version medium.

Un cuir qui refuse de rester sage

La matière, d’abord. Coccinelle utilise ici un cuir lisse tanné avec des huiles spéciales, ce qui le rend doux au toucher et lui permet de tomber en plis sans casser. C’est tout l’intérêt du Lidia : au lieu d’un sac bien carré qui garde sa forme coûte que coûte, on a un volume qui se froisse légèrement selon ce qu’on met dedans. Le fronçage du haut n’est pas qu’un détail esthétique, il accompagne cette souplesse générale.

Le logo C-Me, lui, est embossé en haute fréquence, une technique qui le fait ressortir en relief net sans ajouter de métal clinquant sur la face avant. Les seules touches dorées se trouvent sur les attaches de la bandoulière et au bout des cordons latéraux. Pour un sac noir, c’est un dosage plutôt juste : assez de brillance pour attraper la lumière, pas assez pour tomber dans le too much.

Sur l’épaule ou en travers

Côté port, le Lidia medium fait dans la polyvalence sans en faire des tonnes. La bandoulière est réglable, et surtout elle se transforme : grâce à des boutons-pression, on la raccourcit pour un port épaule, on la rallonge pour le travers du corps. Pas besoin d’acheter une seconde lanière, tout est prévu dès le départ.

C’est un format qui se glisse aussi bien sur un manteau d’hiver un peu structuré que sur un jean et un gros pull. Le noir fait évidemment le gros du travail, mais Coccinelle propose aussi le Lidia en brun, en naturel et dans quelques teintes plus vives pour celles qui veulent sortir du basique.

Coccinelle, l’italienne qui avance masquée

La marque de Parme ne fait pas beaucoup de bruit face aux grandes maisons italiennes, et c’est un peu sa force. Son terrain, c’est le cuir bien travaillé à un prix qui reste en dessous du luxe pur. Le Lidia s’inscrit dans cette logique : un dessin reconnaissable, une finition soignée, et une fourchette de prix qui laisse respirer. Pour un sac qui mise sur le mouvement plutôt que sur la démonstration, c’est une proposition qui tient la route.

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Crédit photo : Coccinelle

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