Il y a des mailles qui jouent la discrétion, et puis il y a le Markuz. Sur fond noir profond, trois étoiles rouges s’étalent en travers de la poitrine et d’une manche, cernées d’un contour blanc volontairement irrégulier. Les bords sont effilochés, presque abîmés à dessein. C’est tout l’esprit de Zadig & Voltaire : du 100% cachemire qui prend des airs de vieux tee-shirt de concert. Comptez 545 euros pour ce pull signé de la nouvelle collection femme.
Un cachemire qui ne se prend pas au sérieux
La matière, d’abord, parce que c’est elle qui fait la différence avec un simple sweat à motif. On est sur du cachemire intégral, doux, chaud, le genre de maille qu’on garde dix ans. Sauf que la marque a choisi de la traiter à rebours de son image luxueuse. Les étoiles sont travaillées en intarsia, ce contour blanc qui déborde et ces fils qui dépassent donnent cette impression d’usure maîtrisée.
La coupe suit la même logique : plutôt ample, un peu courte, col rond classique. Rien de corseté. Vous le portez large, les manches qui tombent, et ça fonctionne tout seul. C’est un pull qui a l’air de traîner dans une penderie depuis des années alors qu’il sort tout juste des ateliers.
Comment le porter sans en faire trop
Le piège, avec une pièce aussi marquée, c’est d’en rajouter. Le Markuz se suffit largement à lui-même. Sur la silhouette de présentation, il tombe sur un short en cuir noir et des bottines montantes, registre rock assumé. C’est une bonne piste pour le soir ou un week-end où on a envie d’allure sans réfléchir.
Pour le jour, le pari le plus simple reste le jean brut et une paire de bottines. Le noir et le rouge se débrouillent avec à peu près tout, et les étoiles apportent ce petit grain de folie qui réveille une tenue sobre. On peut aussi le glisser dans une jupe midi en cuir ou en lainage sombre si on veut casser le côté garçon. Dans tous les cas, on laisse les étoiles parler et on garde les accessoires au minimum.
L’ADN Zadig, condensé dans une maille
Ce pull résume assez bien ce que fait la maison depuis le début : prendre un vestiaire bourgeois, le cachemire, la belle matière, et y glisser une touche d’insolence. L’étoile, c’est d’ailleurs un motif que Zadig & Voltaire décline depuis des années, ici dans sa version la plus franche et la plus rouge.
À 545 euros, le Markuz n’est pas un achat d’impulsion. Mais pour qui aime les pièces un peu bravaches, celles qu’on reconnaît de loin, c’est le genre de maille qui devient vite un repère dans une garde-robe. Vous le verriez sur vous, vous ?
^^
Crédit photo : Zadig & Voltaire

