Le bordeaux fait partie de ces couleurs qui sauvent une fin d’été. Ni le noir un peu sévère, ni le camel vu partout : une teinte chaude, profonde, qui donne tout de suite un air de rentrée sérieuse sans en faire trop. Les boots Amandine de Jonak jouent exactement sur ce terrain, avec un cuir patiné qui accroche la lumière et une semelle crantée prête à affronter les trottoirs mouillés de septembre.
Une chelsea qui tient debout
On est sur une chelsea, mais version un peu plus costaude. Les élastiques latéraux gardent l’esprit facile à enfiler, sans lacet ni boucle à batailler le matin. Le talon reste sage, autour de 3 cm, posé sur une semelle crantée qui change tout : la silhouette gagne en présence, le pas devient plus assuré, et on ne se retrouve pas à glisser au premier pavé humide.
Le cuir patiné bordeaux est vraiment la bonne surprise de la paire. Ce n’est pas un bordeaux plat et uniforme, il y a des nuances, des reflets plus sombres sur les plis, un côté cuir qui vit. La tige monte à une quinzaine de centimètres, ce qui couvre bien la cheville sans grimper trop haut sur le mollet. Bon à savoir avant de commander : le modèle chausse un poil grand, mieux vaut prendre sa taille habituelle sans hésiter, voire descendre si vous êtes entre deux pointures.
Avec quoi les mettre
C’est là que la chelsea montre pourquoi elle traverse les modes sans broncher. Un jean brut un peu court, pour qu’on voie bien la semelle, et l’affaire est réglée pour tous les jours. Une robe fluide mi-longue par-dessus, et le contraste entre le tissu léger et le cuir massif fait tout le travail. Même une jupe midi plissée passe très bien, à condition d’assumer le mélange sage-brut qui donne son charme à l’ensemble.
Le bordeaux se marie sans effort avec le camel, le marine, le gris chiné, tout le vestiaire de mi-saison en somme. Et quand octobre arrivera pour de bon, ces boots iront aussi bien sous un jean qu’au bas d’un pantalon large en lainage.
Jonak, le cuir bien vu
Jonak reste une valeur sûre quand on cherche du cuir correct sans y laisser un salaire. Les Amandine sont fabriquées au Portugal, autour de 185 €, ce qui les place dans une gamme raisonnable pour une paire qu’on va porter tout l’automne et une bonne partie de l’hiver. Ce n’est pas la paire tape-à-l’oeil qu’on ressort trois fois, c’est plutôt le genre de boots qui finit par vivre dans l’entrée, celle qu’on attrape sans réfléchir dès que le ciel se couvre.
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Crédit photo : Jonak

