Il y a des pièces qui règlent la question de la mi-saison sans qu’on ait à y réfléchir. Le gilet Parkless de Sessùn en fait partie. Sans manches, coupe esprit teddy, il se glisse sur un pull fin les matins frais et se retire à midi quand le soleil revient. À 245 euros, il mise sur une vraie laine épaisse plutôt que sur un effet de saison vite oublié.
Laine double tissage et col teddy
Le Parkless est taillé dans un lainage double tissage à finition velvet, doux au toucher et assez dense pour tenir chaud malgré l’absence de manches. La composition annonce 80% de laine et 20% de polyamide recyclé certifié GRS, ce qui explique sa belle tenue. Le coloris, baptisé Alpaga, joue les beiges chauds, le genre de teinte qui se marie avec à peu près tout ce qu’on a déjà dans le placard.
Côté finitions, on retrouve le col teddy caractéristique, une fermeture boutonnée sur le devant et deux poches plaquées à rabats boutonnés. Le modèle n’est pas doublé, ce qui le garde souple et facile à superposer. Il est proposé du XS au L.
Comment le porter
Un gilet sans manches, c’est avant tout une histoire de superposition. Sur un col roulé fin et un jean brut, il donne une silhouette un peu workwear sans en faire trop. Avec une chemise blanche qui dépasse aux poignets, il bascule vers quelque chose de plus habillé, presque tailleur. Et rien n’empêche de le poser sur une robe longue pour casser la fluidité avec un volume plus structuré.
L’intérêt du sans-manches, c’est qu’il règle la couche intermédiaire sans ajouter l’encombrement d’une veste classique. On garde les bras libres, on gagne en chaleur sur le buste. Parfait pour ces journées de septembre où l’on ne sait jamais vraiment comment s’habiller le matin.
L’esprit Sessùn
Fondée à Marseille, Sessùn cultive depuis ses débuts un vestiaire féminin qui marie matières naturelles et coupes sobres, sans chercher la pièce tape-à-l’oeil. Le gilet s’inscrit dans la collection Automne-Hiver 2026 et résume assez bien cette approche : un vêtement utile, bien fait, qu’on garde plusieurs saisons sans s’en lasser.
On aime le pari de la laine sur un gilet qui aurait pu se contenter d’une maille anonyme. À ce prix, c’est le genre d’achat qui se rentabilise vite, porté d’octobre à avril par-dessus à peu près n’importe quoi. Le made in China tempère un peu l’enthousiasme, mais la matière, elle, tient ses promesses.
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Crédit photo : Sessùn

