Il y a des bijoux qu’on repère de loin, et d’autres qu’on remarque seulement quand la lumière accroche la nacre. Les boucles d’oreilles Scaramouche de Gas Bijoux appartiennent clairement à la seconde catégorie. Un petit scarabée sculpté dans la nacre blanche, cerclé d’un fil doré à l’or fin, suspendu à une dormeuse discrète. Rien de tapageur, et pourtant on ne voit qu’elles une fois posées sur l’oreille.

Un scarabée qui n’est pas là par hasard

Le motif n’a rien d’anecdotique. Le scarabée est sans doute le plus vieux porte-bonheur du monde, symbole de renaissance et de protection depuis l’Égypte ancienne. Gas Bijoux en a fait l’emblème de son bestiaire, décliné saison après saison sur des bagues, des colliers, des bracelets. Ici, il est traité dans une nacre blanche laiteuse dont chaque pièce présente ses propres reflets, ce qui veut dire qu’aucune paire n’est tout à fait identique à la voisine. Le contour doré souligne les gravures, ces petites stries qui dessinent la tête et les ailes de l’insecte. Le résultat tient dans un format menu, à peine plus grand qu’un ongle, monté sur une dormeuse à clapet facile à mettre et à retirer.

Comment le porter au quotidien

C’est le genre de bijou qui ne demande pas d’occasion. La nacre s’accorde avec à peu près tout, du tee-shirt blanc de la rentrée à une chemise en lin encore estivale. Le doré réchauffe un teint hâlé de fin août et prend le relais d’une paire de créoles qu’on aurait un peu trop portée cet été. Vous pouvez les garder en solo, comme unique point lumineux d’une tenue sobre, ou les glisser au milieu d’un mix de petites boucles pour celles qui multiplient les trous d’oreille. Elles fonctionnent aussi bien sur cheveux relevés, où elles se voient parfaitement, que sous une frange ou une mèche qui les laisse deviner. Bref, une valeur sûre plus qu’un coup de tête.

Une maison française attachée à son atelier

Derrière ces boucles, il y a une histoire de famille née à Saint-Tropez en 1969, sur la plage, avec des bijoux montés à la main. Gas Bijoux fabrique toujours dans son atelier marseillais, où travaillent des dizaines d’artisans, ce qui reste assez rare pour une marque de cette diffusion. Les Scaramouche sont proposées autour de 100 euros, un tarif qui se défend pour une pièce en nacre véritable et dorure à l’or fin, loin du bijou fantaisie qu’on remplace tous les six mois.

Si vous cherchez un accessoire porte-bonheur qui ne se prend pas au sérieux tout en restant élégant, celui-ci coche pas mal de cases. Discret, un brin symbolique, et facile à vivre.

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Crédit photo : Gas Bijoux

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