Le col polo revient chaque automne, mais rarement avec cette matière. Chez Zadig & Voltaire, le pull Marly prend la coupe d’un polo à patte boutonnée et le décline en cachemire pur, dans un coloris latte qui tire vers le grège. C’est le genre de pièce qui remplace le pull basique sans trop réfléchir, et qui donne quand même l’impression d’avoir fait un effort. Compté à 395 euros, il joue clairement la carte du vestiaire qu’on garde longtemps.
La matière avant tout
Du 100% cachemire, donc, et ça se voit à la façon dont la maille tombe sur les épaules de la silhouette. Rien de rigide ni de structuré : le tricot reste souple, légèrement fluide, avec une patte de boutons qui descend assez bas sur la poitrine. Les manches sont longues, presque un peu enveloppantes, un détail qui fait tout de suite moins pull de supermarché. Le coloris latte est de ceux qui se marient avec à peu près tout, du noir au camel en passant par le denim brut. Un beige chaud, ni trop clair ni trop sableux, qui réchauffe le teint sans l’écraser.
Côté dos, la marque glisse sa broderie aile maison, discrète mais bien présente pour qui connaît les codes de la maison. C’est la petite signature qui distingue un Marly d’un polo en maille lambda.
Comment le porter sans se tromper
La silhouette officielle donne déjà une bonne piste : pantalon en cuir enduit noir, ceinture à imprimé serpent, grand sac souple. Le contraste entre le cachemire doux et le cuir un peu brut fonctionne très bien, et ça évite l’effet total look sage. Mais le Marly se prête aussi à des associations plus calmes. Avec un jean droit et des boots, il fait le travail d’un basique chic pour le bureau. Rentré dans une jupe midi, il change complètement de registre et devient presque habillé.
Le col polo autorise deux lectures : boutonné jusqu’en haut pour un côté strict un peu rétro, ou ouvert sur deux ou trois boutons pour quelque chose de plus décontracté. À vous de voir selon l’humeur du jour.
Une pièce dans l’esprit Zadig
On reste ici dans ce que la maison fait de mieux : du rock discret, une matière noble et une coupe qui ne hurle pas. Le Marly n’a rien de tapageur, et c’est précisément ce qui le rend désirable. À 395 euros, on paie le cachemire et le savoir-faire plus que le logo, ce qui, pour une pièce qu’on compte ressortir chaque hiver, se défend plutôt bien. Reste à voir comment il vieillit lavage après lavage, mais le cachemire pur a rarement déçu sur ce terrain.
^^
Crédit photo : Zadig & Voltaire

