Il y a des bottes qui veulent rester bien droites, et puis il y a celle-ci, qui assume de s’affaisser. La Slouchy Boot de Rejina Pyo joue justement sur ce pli volontaire : une tige souple en cuir cappuccino qui se plisse le long de la jambe, un bout effilé, un petit talon courbé. C’est ce genre de pièce qui a l’air simple sur le papier et qui change tout à une silhouette de rentrée. Comptez 685 euros.
Une tige qui fait ce qu’elle veut
Le principe, c’est la liberté. Vous pouvez tirer la tige au maximum pour une allure nette et haute sur le mollet, ou la laisser retomber, se scruncher, pour cet effet froissé qui donne son nom au modèle. La découpe en creux sur le haut, un peu échancrée à l’avant, apporte une touche rétro qui évite le côté trop sage.
Le cuir cappuccino, ce marron chaud à mi-chemin entre le chocolat et le café au lait, attrape la lumière sans briller pour autant. C’est une couleur facile, qui se marie avec à peu près tout ce que contient une garde-robe d’automne. Le bout effilé allonge le pied, et le talon kitten, cette petite bobine courbée, reste raisonnable : de la hauteur, de la ligne, mais rien qui empêche de marcher toute la journée.
Comment la porter sans se tromper
Rejina Pyo suggère les jupes ou le trench, et franchement c’est un bon conseil. Une jupe midi qui s’arrête juste au-dessus, et la botte prend toute sa place, plis compris. Le trench, lui, rejoue la palette camel-chocolat et donne une silhouette longue, un peu graphique.
Mais rien ne vous oblige à rester dans le registre couture. Un jean droit rentré dedans, un pull oversize, et l’ensemble bascule tout de suite vers quelque chose de plus décontracté. La robe fluide de mi-saison marche aussi très bien, surtout maintenant que les jambes commencent à se couvrir. C’est vraiment la pièce qui fait le pont entre les tenues d’été qu’on n’a pas envie de ranger et le vestiaire plus construit qui arrive.
Rejina Pyo, la précision discrète
La créatrice londonienne d’origine coréenne s’est fait un nom avec ce vocabulaire-là : des lignes épurées, une vraie attention à la coupe, et ce goût pour le détail qui déplace tout sans crier. Rien d’ostentatoire chez elle, pas de logo qui prend toute la place, juste des formes bien pensées et des matières qui vieillissent bien.
À 685 euros, on est sur du cuir travaillé et une botte qui traversera plusieurs automnes sans se démoder. Pour une pièce qu’on va porter du mois de septembre jusqu’aux premières douceurs, ça se considère tout à fait.
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Crédit photo : Rejina Pyo

