Il y a des sacs qu’on repère à dix mètres sans avoir besoin d’un logo. Le Cabas de Vanessa Bruno fait partie de ceux-là, avec sa bande de paillettes cousues le long des coutures et sa toile un peu raide qui tient debout toute seule. La maison le remet en avant en taille S, la version compacte, celle qui suit partout sans peser sur l’épaule.
Une toile qui prend la patine
Le Cabas S mise sur une toile de coton dense, pensée pour durer plutôt que pour faire joli deux saisons. Les paillettes ne sont pas collées mais cousues, ce qui change tout à l’usage : elles ne s’écaillent pas au premier frottement. La structure garde sa forme, se creuse un peu avec le temps et prend cette patine que les habituées connaissent bien.
Version zippée ici, donc on ferme vraiment le sac, ce qui n’est pas du luxe dans le métro. Deux anses pour le porter à la main ou à l’épaule, plus une bandoulière amovible et réglable pour libérer les mains. Format contenu, autour de 22 sur 34 centimètres, de quoi glisser l’essentiel sans se traîner un cartable.
Avec quoi le porter
Le noir et l’argent, c’est le genre de duo qui s’accommode de tout. Un jean brut et un tee-shirt blanc, et les paillettes suffisent à réveiller l’ensemble sans en faire trop. Sur une tenue plus habillée, une robe sombre par exemple, le sac apporte ce petit clin d’oeil pailleté qui évite l’effet trop sage.
C’est une pièce qui fonctionne aussi bien un mardi matin qu’un vendredi soir. On peut le laisser souple pour la ville, le remplir pour un week-end court, ou le porter en bandoulière quand on court après un train. C’est sans doute pour ça qu’on le croise encore autant, vingt-cinq ans après sa sortie.
Un classique qui se transmet
Vanessa Bruno dessine ce Cabas depuis 1998, et il n’a quasiment pas bougé. La maison le présente d’ailleurs comme un objet qu’on garde et qu’on transmet, pas comme un accessoire de saison qu’on remplace au bout de six mois. Ça se sent à la main : la toile est solide, les finitions sérieuses, rien ne donne l’impression d’un produit jetable.
La version S est comptée autour de 220 dollars sur la boutique américaine, ce qui le place dans la fourchette haute des cabas en toile. Mais on paie ici une pièce qui traverse les modes, pas une tendance qui sera oubliée à la rentrée suivante.
Pour un sac du quotidien, difficile de faire plus sûr. Ce n’est pas la nouveauté de l’année, et c’est justement ce qui le rend intéressant : une valeur qui ne se démode pas.
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Crédit photo : Vanessa Bruno

