Il y a des pièces qui donnent envie de ranger les jeans au fond du placard. La jupe Lola d’Ulla Johnson, aperçue sur le défilé automne-hiver 2026, fait partie de celles-là. Une mini en maille torsadée, coupe ajustée, dans un vert militaire profond qui change des sempiternels camaïeux de beige de la rentrée. À 375 euros, elle mise sur la matière plutôt que sur le logo, et c’est tant mieux.
Une maille qui a du corps
Le vrai argument de la Lola, c’est son tricot. Un mélange 90 % laine mérinos et 10 % cachemire, travaillé en torsades traditionnelles, avec un ourlet côtelé qui structure le bas. On est loin de la jupe en maille qui bâille et se déforme au bout de trois portés : ici le fil a de la densité, du relief, et cette petite épaisseur qui donne envie de la toucher. La coupe reste ajustée sur toute la longueur, format mini, et l’enfilage se fait sans fermeture, juste en la remontant. Pratique le matin, quand on n’a pas le courage de batailler avec une braguette ou une rangée d’agrafes.
Seul point à garder en tête, le nettoyage à sec obligatoire. Pour de la laine et du cachemire, ça n’a rien de surprenant, mais autant le savoir avant de craquer.
Avec quoi la porter
Ulla Johnson imagine la Lola en total look maille, associée à son pull Marlie assorti et à l’escarpin Agata à pampilles. C’est joli sur le podium, mais rien ne vous oblige à tout prendre. Un col roulé blanc bien fin, des collants opaques et des bottes hautes en cuir, et le vert militaire fait le reste. Pour un rendu plus doux, un gilet crème et des mocassins suffisent à casser le côté un peu strict de la maille foncée.
La longueur mini demande juste un peu d’attention côté jambes. Des collants épais l’hiver, et la Lola passe du bureau au dîner sans broncher.
L’esprit Ulla Johnson
La créatrice new-yorkaise s’est fait un nom sur ce genre de vestiaire : des matières travaillées, des teintes qui ne ressemblent pas à celles des voisins, un artisanat qui se voit sans jamais crier. La Lola coche toutes ces cases. Elle ne cherche pas à en faire trop avec un imprimé tape-à-l’oeil, elle joue la qualité du fil et la justesse de la couleur.
À 375 euros, ce n’est pas un achat d’impulsion. Mais pour une jupe en laine et cachemire capable de traverser plusieurs hivers, le calcul se tient. Et pour une fois, la rentrée a un peu de couleur.
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Crédit photo : Ulla Johnson

