Il y a des trenchs qui descendent jusqu’aux mollets et d’autres qui s’arrêtent à la taille. La Jodie de Bellerose fait clairement partie de la seconde famille. La marque belge reprend tout le vocabulaire du trench, le col chemise, le boutonnage sous patte, la toile un peu technique, et le range dans une veste courte qu’on jette sur un jean sans trop réfléchir. Comptez 259 euros dans un bleu nuit baptisé Pirate, presque noir dès que la lumière baisse.
Une toile déperlante taillée court
La coupe est boxy, volontairement large, avec des épaules descendues et des manches qui s’arrondissent vers le poignet. Rien de rigide là-dedans : la Jodie garde du volume sans jamais tomber dans le carré d’épaules strict. Et la matière fait beaucoup dans l’affaire. On est sur un mélange 72 % coton et 28 % polyamide, enduit pour encaisser une averse légère sans broncher. À l’intérieur, une doublure en sergé de coton gratté, ton sur ton, réchauffe la veste et lui donne un peu de tenue. Le boutonnage se cache sous une patte, les poches sont plaquées sur les hanches, le col reste souple comme celui d’une chemise. C’est un trench qui a perdu sa ceinture et quelques centimètres, mais qui a gardé l’esprit.
Avec quoi la porter
La longueur courte fait tout le travail. Posée sur un jean taille haute un peu ample, comme sur la photo officielle, la Jodie allonge la jambe et garde une silhouette aérée. Elle marche aussi bien sur une robe midi en maille, un pantalon de tailleur, ou la tenue sweat-baskets du samedi. Le bleu Pirate se comporte comme un noir un peu plus doux : il accepte le camel, le bordeaux, le blanc cassé, le gris, sans jamais virer trop sombre. Pour un automne qui hésite entre deux averses et un rayon de soleil, c’est le genre de veste qu’on laisse près de la porte et qu’on attrape sans y penser.
Bellerose, le décontracté belge
Bellerose cultive depuis des années ce vestiaire à mi-chemin entre le workwear et le preppy, jamais tape-à-l’oeil. La Jodie coche la case : une pièce qui ne cherche pas à être la plus remarquée de la rue, mais qui vieillit bien et se glisse partout. À 259 euros, on paye surtout la toile traitée, la doublure et la coupe travaillée, pas un gros logo. C’est un achat d’usage, pas un coup de tête, et c’est souvent comme ça qu’une veste tient plusieurs hivers.
La vraie question, ce sera la tenue de l’enduction après quelques lavages. Pour le reste, la Jodie a tout du basique bien pensé, celui qu’on adopte en novembre et qu’on ressort saison après saison.
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Crédit photo : Bellerose

