On associe rarement le denim et la légèreté. La robe Aney, signée du duo danois Baum und Pferdgarten, prend le contre-pied avec une jupe qui s’évase franchement à partir de la taille, comme une petite corolle taillée dans du jean. Le résultat tient à mi-chemin entre la robe de jour un peu sage et la pièce de caractère qu’on ressort quand on veut être vue sans trop en faire. Comptez 269 euros pour ce mini format à manches longues, dans un bleu moyen déjà bien porté qui évite l’effet jean brut du dimanche.
Une coupe qui joue avec les coutures
Ce qui donne son relief à la robe, ce sont les découpes. Des surpiqûres partent des épaules, dessinent des courbes le long du buste et se prolongent dans les manches, ce qui structure la silhouette sans une seule pince apparente. La taille reste marquée, le bas s’ouvre, et le tout garde ce petit volume qui fait la différence entre une robe en jean banale et une pièce pensée. Le col rond, les épaules tombantes et la fermeture à glissière dans le dos complètent un vestiaire plutôt facile à enfiler. La matière est un coton biologique, souple mais tenu, assez rigide pour que l’évasé garde sa forme au fil de la journée.
Comment la porter à la rentrée
Le format mini et les manches longues en font une candidate idéale pour cette saison bâtarde de septembre, quand il fait encore doux mais qu’on range les tenues d’été. Des bottines à petit talon et un trench pour la version travail, des ballerines ou des mules pointues pour quelque chose de plus léger, une paire de sneakers blanches si vous préférez casser le côté sage. Le bleu s’accorde avec à peu près tout, du camel au bordeaux, et laisse la place à un rouge à lèvres ou à des bijoux dorés pour réveiller l’ensemble. En hiver, un collant opaque et un gros cardigan par-dessus, et la robe continue de tourner.
L’esprit Baum und Pferdgarten
Fondée à Copenhague en 1999 par Rikke Baumgarten et Helle Hestehave, la maison s’est fait un nom avec ses imprimés vitaminés et ses coupes joueuses. La robe Aney montre l’autre versant du studio : celui qui sait aussi travailler une pièce plus discrète sans la rendre ennuyeuse. On reste dans un denim de tous les jours, mais retravaillé avec assez de soin pour qu’il passe du bureau à un dîner sans changer de robe. Pour un vestiaire d’automne qui cherche une seule pièce polyvalente plutôt que dix, c’est une piste sérieuse.
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Crédit photo : Baum und Pferdgarten

