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Le cuir se tresse et le talon se dérobe : la ballerine Vana de Sessùn

Ballerines slingback Vana de Sessùn en cuir de vache tressé noir, dos ouvert et semelle plate

Crédit photo : Sessùn

La ballerine plate revient chaque saison, mais celle-ci a une idée derrière la tête. La Vana de Sessùn mise sur un cuir de vache entièrement tressé et un dos ouvert qui laisse le talon libre. Résultat, une chaussure basse qui garde le pied près du sol tout en jouant la carte de la matière. À 225 euros, elle se pose comme une pièce de fin d’été qui tiendra sans mal jusqu’aux premiers jours frais.

Un tressage qui fait tout le travail

Le principe est simple. Plutôt qu’un cuir lisse et sage, Sessùn part sur un tressage serré qui donne du relief et un léger effet ajouré, presque vannerie. La bride arrière, façon slingback, tient le pied sans l’enfermer, et la semelle plate reste discrète sous la voûte. Le cuir vient d’une tannerie labellisée LWG, un détail qui compte pour qui regarde d’où sort la matière avant de sortir la carte bleue. Le noir profond de ce coloris absorbe la lumière et met le tressage au premier plan, sans logo ni fioriture. Il existe aussi une version bleutée, la Blueprint, pour celles que le noir finit par lasser.

Avec quoi la porter

C’est le genre de ballerine qui se glisse à peu près partout. Un jean droit un peu court, des chaussettes fines qui dépassent à peine, et la Vana fait le lien entre le confort et une allure soignée. Elle fonctionne aussi sous une jupe midi en maille ou un pantalon de tailleur souple, quand on veut casser la rigidité d’un escarpin. Le dos ouvert allège la silhouette et évite l’effet chausson des ballerines fermées. Pour un rendu plus habillé, une robe fluide et deux ou trois bijoux dorés suffisent largement. La chaussure ne cherche pas à voler la vedette, elle accompagne, et c’est bien ce qu’on lui demande.

L’esprit Sessùn, fidèle à lui-même

Sessùn continue de faire ce que la maison marseillaise sait faire, des pièces qui traversent les saisons sans jamais hausser le ton. La Vana fait partie de la collection Printemps-Été 2026, mais rien ne l’empêche de resservir bien au-delà, une fois les beaux jours passés. On est loin de la mode jetable, plutôt sur une chaussure qu’on garde et qu’on ressort d’une année sur l’autre. Le prix reste raisonnable pour du cuir tressé travaillé de cette manière, et le format plat coche la case du confort sans rien lâcher côté style. Une ballerine qui a de vrais arguments, donc, et qui devrait parler à celles qui fuient les talons autant que la banalité.

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Crédit photo : Sessùn

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