Il y a des pièces qu’on repère à dix mètres sans avoir besoin de lire l’étiquette. La doudoune Hide de Nanushka en fait partie. Col montant qui remonte jusqu’aux pommettes, matelassage généreux, ce noir profond qui accroche la lumière comme du vrai cuir. Sauf que ce n’en est pas, et c’est justement là que ça devient intéressant. Comptez 475 euros.
Une matière qui joue au cuir sans en être
Le secret de la maison, c’est l’Okobor, sa fausse peau maison. De loin, personne ne fait la différence : le grain, la brillance, la façon dont la lumière glisse dessus, tout y est. De près, on a une matière plus souple, sans l’odeur ni le poids du cuir animal, et une conscience un peu plus légère au moment de passer en caisse.
La doudoune est doublée de satin, donc l’enfiler sur une simple maille ne tire pas, ne gratte pas. Le col se ferme haut, avec des boutons-pression discrets qui grimpent jusqu’au menton. Les jours où le vent s’y met, vous serez contente de pouvoir vous emmitoufler là-dedans.
Volumineuse devant, structurée quand même
On pourrait craindre l’effet bibendum. Il n’y a pas. La coupe est ample, un peu boîte, les épaules tombent naturellement, mais le tout reste graphique grâce au matelassage bien dessiné et à ce noir qui affine tout. C’est une doudoune, oui, sauf qu’elle a une vraie ligne.
Côté associations, le plus simple marche le mieux. Un jean brut et des bottines, et vous avez la silhouette du samedi qui ne demande aucun effort. En version plus léchée, glissez dessous une jupe longue fluide ou un pantalon de tailleur, laissez le col ouvert, et la pièce passe du parking du supermarché à un dîner sans transition. Nanushka la décline aussi en pantalon assorti pour celles qui veulent le total look Okobor, mais franchement, portée seule sur des basiques, elle se suffit à elle-même.
Nanushka, le cool de Budapest
Derrière la marque, il y a Sandra Sandor, qui a monté sa maison à Budapest et l’a hissée sur le radar mondial en quelques années. La direction est claire : des pièces désirables, une esthétique un peu bohème mais nette, et ce virage vers les matières alternatives qui est devenu sa signature plutôt qu’un argument marketing collé après coup.
La Hide, c’est un peu leur porte-drapeau. On la revoit saison après saison, déclinée en coloris, parce qu’elle coche les bonnes cases : chaude, reconnaissable, portable des années. À 475 euros, ce n’est pas un achat d’impulsion, mais pour une doudoune qu’on ressortira chaque automne sans s’en lasser, le calcul se tient plutôt bien.
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Crédit photo : Nanushka

