La santiag revient chaque automne, et chaque automne la question est la même : comment la porter sans virer au déguisement de rodéo ? ba&sh répond avec la Curtis, un modèle noir qui garde la silhouette western mais range la panoplie au placard. À 255 euros, elle joue la carte du soulier qu’on oublie une fois enfilé, celui qui fait le boulot sans réclamer toute l’attention.
Le détail qui change tout : le bi-matière
Ce qui attire l’œil, c’est le jeu de deux cuirs sur la tige. Le fond est en cuir lisse noir, et par-dessus viennent se poser des arabesques en veau velours brun, cette teinte un peu fauve qui réchauffe l’ensemble. Les surpiqûres suivent le motif, dans la grande tradition des bottes de cow-boy, sauf qu’ici le contraste reste sage : deux tons proches, rien de clinquant. Le résultat tient plus du clin d’œil que de la reconstitution.
Côté construction, ba&sh ne bâcle pas. Cuirs portugais certifiés, fabrication au Portugal, semelle en cuir avec un patin gomme intégré pour ne pas glisser sur les pavés mouillés. Les languettes d’enfilage latérales, découpées façon western, aident à passer le pied, et le petit losange signature embossé rappelle discrètement la maison. Le talon de 4 centimètres fait le minimum vital : assez pour relever la démarche, pas assez pour transformer la journée en calvaire.
Comment la porter sans se déguiser
La santiag a mauvaise réputation parce qu’on la sort souvent avec la jupe à franges et le chapeau assorti. La bonne idée, c’est de faire l’inverse : tout miser sur le reste, très simple, et laisser la botte parler. Un jean brut droit rentré dedans, un pull côtelé un peu large, et voilà. La version haute, celle de la photo, s’arrête à mi-mollet et se marie bien avec une jupe midi fluide, histoire de casser le côté rigide du cuir.
En noir, la Curtis se glisse partout, du bureau au week-end, et ne demande aucun effort de coordination. Le veau velours brun fait juste ce qu’il faut de contraste pour qu’on ne la confonde pas avec une bottine basique. Pour celles qui préfèrent la discrétion totale, ba&sh décline aussi une version basse, même allure en plus court.
Le bon moment pour craquer ?
À 255 euros, on reste dans la fourchette haute des chaussures en cuir de la marque, mais le Made in Portugal et le travail des deux matières justifient le ticket. C’est le genre de paire qu’on garde plusieurs hivers, à condition de l’entretenir un peu. Si vous cherchez une santiag qui ne crie pas sur tous les toits, celle-ci coche la case.
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Crédit photo : ba&sh

