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La laine prend la coupe du trench : le manteau camel de Maje

Manteau en laine camel coupe trench, double boutonnage et ceinture, signé Maje

Crédit photo : Maje

Le trench, on le connaît en gabardine fine, taillé pour la mi-saison et les averses. Maje le fait passer de l’autre côté de l’année avec une version en laine camel qui garde la silhouette mais change complètement de registre. Même col cranté, même double boutonnage, sauf que là on parle d’une pièce qui tient chaud et qui se porte tout l’hiver. Comptez 535 euros.

Une coupe trench, une matière manteau

Ce qui frappe d’abord, c’est le camel. Une teinte qui va à peu près à tout le monde et qui traverse les saisons sans jamais dater. La laine entre à 80 % dans la composition, ce qui donne cette tenue un peu rigide, structurée, bien loin d’un lainage qui godaille au bout de trois sorties. Le boutonnage double aligne huit boutons sur le devant, et la ceinture au dos vient marquer la taille sans serrer toute la silhouette. Résultat, la pièce tombe droit mais se cintre là où il faut.

Petit détail que j’aime bien : les poignets s’attachent eux aussi avec une ceinture à boucle. C’est le genre de finition qu’on retrouve sur les vrais trenchs et qui, transposée sur de la laine, donne un côté un peu couture au manteau. Rien d’ostentatoire, mais ça se voit.

Comment le porter

Sur les visuels de la marque, le manteau s’ouvre sur une robe midi à imprimé léopard et des bottes santiag beige. C’est une proposition, assez affirmée d’ailleurs, mais ce manteau sait aussi se faire discret. En vrai, il fait le job autant sur un jean brut et un pull col roulé que sur une jupe et des mocassins. C’est un peu la force du camel : il pose la tenue sans jamais la figer.

Pour l’hiver, on peut le fermer et le ceinturer franc pour couper le vent, ou le laisser ouvert sur une maille épaisse quand il fait doux. Un conseil tout de même : Maje précise que le modèle taille grand, donc mieux vaut prendre la taille en dessous si vous hésitez.

Un classique bien exécuté

Maje ne réinvente rien ici, et c’est très bien comme ça. L’idée, c’est de prendre une forme que tout le monde a en tête et de la rendre portable en plein hiver, sans sacrifier la ligne. Le manteau camel coche les cases : une matière qui dure, une coupe qui ne se démode pas, une couleur qui s’accommode de tout le reste du vestiaire.

À 535 euros, on est sur un investissement, pas sur un achat d’impulsion. Mais c’est typiquement la pièce qu’on garde plusieurs hivers et qu’on ne regrette pas. Si vous voulez mon avis, c’est le genre de manteau qui vieillit mieux que la plupart des manteaux à la mode.

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Crédit photo : Maje

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