Il y a des bijoux qui se contentent de briller et d’autres qui racontent une matière. Le collier Palazzo appartient à la seconde catégorie. Un jonc ouvert, torsadé comme une corde, ponctué de petits nœuds dorés qui accrochent la lumière sans jamais tomber dans le tape-à-l’œil. Recouvert d’or jaune 750/1000, il se pose à la base du cou et reste là, bien droit, à 310 euros. Pour un premier collier dans une ligne qui n’en comptait pas, c’est plutôt une belle entrée en matière.

Une torsade qui joue avec la lumière

Ce qui frappe d’abord, c’est la finition. La ligne Palazzo se réinvente pour le Printemps-Été 2026 avec un travail ciselé, et ça se voit sur ce collier : le fil torsadé attrape la lumière par petites touches, jamais d’un seul bloc. Les nœuds répartis le long du jonc cassent la régularité de la corde et donnent du relief à l’ensemble. On est loin du collier plaqué lisse et un peu plat qu’on croise partout.

La forme, elle, est ouverte à l’avant. Pas de fermoir à batailler dans le dos, on l’enfile et il tient tout seul autour du cou. C’est le genre de détail qui change la vie quand on s’habille vite le matin.

Comment le porter sans en faire trop

Le Palazzo a un vrai avantage : il fonctionne aussi bien seul qu’accompagné. Posé sur un col roulé noir, il suffit à réveiller une tenue d’hiver un peu sage. Sur une peau nue, décolleté dégagé, il devient franchement plus sensuel. Et comme la collection décline aussi une bague et une paire de mini-créoles dans la même finition ciselée, rien n’empêche de composer un trio assorti si l’envie prend.

Côté couleur, l’or jaune chaud se marie sans effort avec les camaïeux de beige et de camel qu’on voit partout cette saison. Un point d’attention quand même : sur une carnation très claire, mieux vaut éviter de le noyer sous d’autres dorures, il se suffit à lui-même.

Aurélie Bidermann, l’or qui se raconte

La maison a toujours aimé les bijoux qui évoquent un geste, un voyage, une matière brute réinterprétée en métal précieux. Cette corde dorée s’inscrit tout à fait dans cette histoire : on croirait presque un cordage de bateau figé dans l’or. C’est là que le bijou dépasse le simple accessoire, il a quelque chose à dire.

À 310 euros, le collier Palazzo n’est pas un achat d’impulsion, mais il n’est pas non plus dans les tarifs vertigineux de la haute joaillerie. Un cadeau qu‘on se fait, ou qu’on demande, en sachant qu’il ne finira pas au fond d’un tiroir.

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Crédit photo : Aurélie Bidermann

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