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Figue, capuche et brandebourgs : le duffle-coat Manoela de Tara Jarmon

Duffle-coat Manoela couleur figue de Tara Jarmon, capuche et fermetures brandebourg, porté sur un pull et un pantalon verts

Crédit photo : Tara Jarmon

Le duffle-coat traîne une réputation de manteau sage, celui du collège ou du dimanche pluvieux. Tara Jarmon le reprend avec le Manoela et lui donne une couleur qui change tout : un figue profond, ce violet-brun qui tire vers l’aubergine et réchauffe aussitôt un jean brut ou, comme sur la photo, un total look vert bouteille. On n’est plus du tout dans le duffle-coat marine de notre enfance.

Une coupe mi-longue qui tient chaud

La silhouette reste fidèle au genre, mais tombe mieux que la plupart. Le Manoela est un mi-long en laine (80 % laine, 20 % polyamide, doublure viscose), avec une grande capuche boutonnée au cou et des pattes de boutonnage aux poignets qui resserrent quand le vent se lève. Les deux grandes poches plaquées à l’avant ne font pas que décorer : on y glisse les mains sans réfléchir. C’est le genre de manteau pensé pour traverser la saison sans compter les degrés, un vrai manteau de novembre à février.

Le détail qui fait sa signature, ce sont les brandebourgs. Trois fermetures façon olives, posées sur le devant, avec des attaches rehaussées de petites pierres lumineuses. C’est ce qui distingue le Manoela d’un duffle-coat basique : le clin d’œil bijou sur un vêtement a priori utilitaire. Et pour les jours pressés, des boutons pression dissimulés ferment le manteau par-dessous, histoire de ne pas batailler avec les olives à chaque sortie.

Comment le porter sans faire sage

Le piège du duffle-coat, c’est de retomber dans le total look étudiant. La parade tient en une couleur. Le figue aime le contraste : un pull vert franc en dessous, comme sur le visuel, et la silhouette s’allume. Il fonctionne aussi à l’inverse, en camaïeu, avec un pantalon bordeaux ou chocolat et des bottines dans les mêmes tons, pour un effet plus feutré. La capuche autorise le côté décontracté assumé, à vivre avec un jean et des baskets blanches plutôt qu’avec la jupe plissée des souvenirs d’adolescence.

Côté prix, il tourne autour de 150 euros sur la nouvelle collection, ce qui reste raisonnable pour un manteau en laine doublé. Tara Jarmon, maison parisienne fondée dans les années 90, a toujours eu ce geste-là : prendre un vêtement du vestiaire classique et le teinter d’une couleur qu’on n’attendait pas. Le Manoela en est un bon résumé. Un duffle-coat, oui, mais un duffle-coat qui a envie qu’on le remarque.

À ce stade de la saison, c’est exactement le genre de pièce qu’on garde près de la porte d’entrée et qu’on finit par porter tous les jours.

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Crédit photo : Tara Jarmon

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