Il y a des robes qui n’ont besoin de rien pour exister. La Solao de Sessùn en fait partie. Une longue silhouette sans manches, un haut ajusté qui descend jusqu’aux hanches, puis une jupe qui s’ouvre d’un coup en fronces généreuses. Le tout dans un vert fumé sombre, presque anthracite selon la lumière, qui donne à la pièce une allure calme et un peu mystérieuse. À 145 €, c’est le genre de robe qu’on enfile en trois secondes et qu’on garde toute la journée.
Un jersey côtelé qui fait tout le travail
Le secret de la Solao tient dans sa matière. Le buste est taillé dans un jersey fin côtelé, souple, qui épouse sans serrer et joue la carte de la seconde peau. C’est ce qui donne cet esprit danseuse revendiqué par la maison marseillaise : un décolleté rond, des bretelles larges posées sur l’épaule, une ligne qui rappelle les justaucorps d’atelier.
La taille est basse, façon dropped waist, et c’est là que la robe se réveille. La jupe, plus vaporeuse, part en fronces amples et tombe jusqu’aux chevilles. On obtient un contraste très agréable entre le haut près du corps et le bas qui bouge à chaque pas. Rien de rigide, tout est dans le mouvement.
Comment la porter sans se compliquer la vie
C’est probablement la plus grande qualité de cette robe : elle se débrouille seule. En plein été, des sandales plates ou des mules en cuir et un grand cabas suffisent, comme sur les visuels de la marque. Le vert fumé s’accommode de tout, du camel au blanc cassé en passant par le doré discret d’une paire de créoles.
Quand la saison tourne, on la superpose. Un tee-shirt côtelé glissé dessous, un gilet fin sur les épaules, des mocassins vernis, et la Solao passe l’automne sans broncher. Une veste courte en jean par-dessus, et elle prend même un côté un peu plus brut qui lui va bien. Pour une robe estivale, la marge de manœuvre est large.
Sessùn, la French touch sans esbroufe
Depuis Marseille, Sessùn cultive depuis vingt ans une mode féminine sensible, faite de couleurs douces et de coupes qui laissent respirer. La Solao appartient à la collection Printemps-Été 2026, baptisée Rythme, une saison où la maison a lâché la bride côté teintes et matières.
On aime cette façon de faire des vêtements qu’on n’a pas envie de ranger au fond du placard après deux étés. La Solao coche cette case sans effort. Reste à choisir sa couleur avant que les tailles ne s’envolent, parce que ce genre de pièce ne traîne jamais longtemps en rayon.
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Crédit photo : Sessùn

