Il y a des pièces qui règlent la question du manteau d’hiver sans passer par la case doudoune classique. Le blouson Hide de Nanushka en fait partie. Un faux cuir couleur crème, matelassé en larges bandes horizontales, avec un col montant qui remonte jusqu’au menton et se ferme par une rangée de pressions. On est à 475 euros, dans un registre à la fois cosy et graphique, très loin du blouson d’aviateur habituel.
Un faux cuir maison, baptisé Okobor
La vraie particularité, c’est la matière. Nanushka ne travaille pas le cuir animal sur cette pièce mais son propre textile, l’Okobor, une alternative développée en interne. La composition est assumée : autour de 56 % de polyester recyclé et 44 % de polyuréthane, avec un dossier 100 % recyclé. Le rendu imite la souplesse et le grain du cuir, sans la peau. À l’intérieur, une doublure satinée qui glisse bien et évite l’effet plastique qu’on redoute parfois avec ce genre de tissu.
Le crème, forcément, demande un peu d’attention à l’usage, mais la teinte a l’avantage d’éclairer un vestiaire d’hiver souvent monopolisé par le noir et le camel. Et le matelassage large, moins compartimenté qu’un duvet, donne une silhouette plus nette, presque sculptée.
Le volume comme parti pris
La coupe est volontairement oversize. Nanushka conseille d’ailleurs de prendre une taille en dessous si vous préférez un tombé plus près du corps. Ce n’est pas un défaut, c’est le sujet : le Hide gonfle les épaules, arrondit la ligne, et le col cheminée fait le reste en enveloppant le cou. Un vrai bouclier contre le froid, mais avec de l’allure.
Côté associations, il aime les contrastes de matières. Un pantalon fluide imprimé comme sur la photo, un jean brut, une jupe en maille : le blouson tient tout seul et n’a pas besoin qu’on en rajoute. Vous pouvez aussi le poser sur une robe fine pour casser le côté strict. La couleur claire fait le travail, inutile d’accumuler les accessoires par-dessus.
Nanushka, le désirable venu de Budapest
Derrière la marque, il y a Sandra Sandor, qui a fondé Nanushka dans la capitale hongroise et l’a transformée en label suivi de près par les amateurs de mode. La maison s’est fait une réputation sur ce mélange précis : des pièces confortables, un peu bohèmes, mais toujours pensées avec un vrai souci du détail. L’Okobor s’inscrit dans cette logique, celle d’une garde-robe qui veut être désirable sans forcément passer par le cuir traditionnel.
Reste le prix, qui place le Hide dans le segment premium. À 475 euros, on est sur un investissement de saison, pas sur un achat d’impulsion. Mais pour un blouson qui remplace à la fois le manteau et la doudoune, et qui ne ressemble à rien d’autre dans le placard, la note se défend.
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Crédit photo : Nanushka

