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Du denim brut coupé comme une robe chemise : la Rubina de Tara Jarmon

Robe courte Rubina en denim brut de Tara Jarmon, col chemise et zip doré

Crédit photo : Tara Jarmon

Le denim, on le range d’office au rayon jean cinq poches. Tara Jarmon prend le contre-pied avec la robe Rubina, une courte en denim brut qui emprunte sa silhouette à la chemise plutôt qu’au pantalon. Col ouvert, manches courtes, coupe droite qui tombe sans serrer : c’est la pièce qui fait passer une matière de tous les jours du côté habillé, sans effort apparent. Comptez 185,50 €, contre 265 € en prix plein, ce qui en fait une bonne porte d’entrée dans la maison.

Une coupe droite et un détail qui change tout

La Rubina joue la ligne nette. La coupe droite ne marque pas la taille, les deux poches plaquées restent discrètes et un empiècement ton sur ton structure le haut du buste sans casser l’uniformité du bleu. Le vrai point de bascule, c’est la fermeture : un zip doré au col, seul éclat de métal sur une pièce qui mise tout sur sa matière. Ce petit contraste chaud suffit à sortir la robe du registre utilitaire.

Côté tissu, on reste sur du solide : 98 % coton, 2 % élasthanne, juste ce qu’il faut pour que le denim bouge avec vous sans se détendre. Le brut garde sa couleur franche et son tombé un peu rigide au début, celui qui s’assouplit lavage après lavage. La robe se porte en 36 sur un 1,77 m, autant dire une longueur courte qui s’arrête bien au-dessus du genou.

Comment la porter sans tomber dans le total denim

Le piège, avec une robe en jean, c’est l’effet pièce de travail. On l’évite en jouant les textures opposées. Des collants opaques et des bottines à talon basculent la Rubina vers une allure de ville dès qu’il fait frais. Une maille fine sous la robe, boutonnée haut, et vous gagnez une épaisseur sans alourdir la silhouette pour passer l’automne.

L’été venu, elle se suffit à elle-même avec des sandales plates et un sac en paille. Entre les deux, une veste de tailleur un peu masculine jetée sur les épaules casse le côté sage et donne ce décalage que Tara Jarmon aime bien.

L’esprit Tara Jarmon, version jean

Fondée à Paris au début des années 1990, Tara Jarmon s’est fait une réputation sur les coupes franches et les couleurs qui ne s’excusent pas. La Rubina coche les deux cases : elle prend une matière banale, la traite comme une pièce de vestiaire sérieuse et laisse un seul détail doré faire le travail de séduction. Pas de surenchère, pas de logo voyant, juste une robe qui sait exactement ce qu’elle est.

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Crédit photo : Tara Jarmon

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