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Deux liens de cuir qui froncent le flanc : le sac 24H de Gérard Darel

Sac à main 24H de Gérard Darel en cuir de veau noir, deux anses et liens de cuir froncés sur les côtés, boucles et rivets dorés

Crédit photo : Gérard Darel

Il y a des sacs qu’on reconnaît à dix mètres, sans logo clinquant, juste à leur silhouette. Le 24H de Gérard Darel fait partie de ceux-là. Cette besace souple, froncée sur les côtés par deux petits liens de cuir, traîne dans les rues parisiennes depuis des années, et la maison la décline encore saison après saison. La version en cuir de veau noir, à 365 euros, reste la plus facile à vivre.

Un cuir souple qui tombe tout seul

Ce qui frappe d’abord, c’est la matière. Le cuir de veau a ce toucher un peu cireux que Gérard Darel décrit comme « légèrement bougie », avec des finitions transparentes qui laissent la couleur respirer. Résultat, le sac ne tient pas droit comme un cartable rigide : il s’affaisse, se tasse, prend la forme de ce qu’on met dedans. C’est exactement ce qu’on attend d’un sac porté tous les jours.

Les dimensions sont généreuses sans être encombrantes : 41 cm de long, 25 de haut, 20 de profondeur. De quoi glisser un ordinateur portable, une trousse, un foulard et le bazar habituel sans que ça déborde. La fermeture se fait par un aimant caché, donc pas de zip qui coince ni de fermoir qui s’accroche aux manches. À l’intérieur, une poche zippée garde les clés et le téléphone à portée de main.

Porté main ou calé à l’épaule

La poignée affiche une flèche de 16 cm, ce qui veut dire qu’on peut le prendre à la main ou le caler sur l’épaule sans contorsion. Les deux liens de cuir qui froncent les flancs ne sont pas qu’un détail décoratif : ils resserrent le sac et lui donnent ce galbe arrondi reconnaissable, ponctué de rivets dorés qui tirent un peu vers le laiton vieilli. Rien de tape-à-l’œil, c’est le genre de doré qui se fond dans le cuir.

En noir, le 24H se marie avec à peu près tout. Un jean brut et un trench, une robe fluide, un tailleur un peu strict qu’il vient casser. Il apporte cette nonchalance qui empêche une tenue de paraître trop sage. C’est sans doute pour ça qu’on le croise autant sur les femmes qui s’habillent vite le matin et veulent un seul sac pour la journée entière.

Un classique qui ne cherche pas à épater

Gérard Darel ne réinvente pas le 24H à chaque collection, et c’est tant mieux. La maison ajuste les cuirs, les coloris, parfois les finitions, mais garde la forme intacte. À 365 euros, on n’achète pas un coup de cœur d’une saison, plutôt un sac qui sera encore là dans cinq ans, un peu patiné, sans avoir pris une ride dans son dessin.

Pour celles qui cherchent un compagnon de tous les jours plutôt qu’une pièce de défilé, le 24H coche les bonnes cases. Et le noir, forcément, c’est la valeur sûre.

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Crédit photo : Gérard Darel

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