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Des brandebourgs sur un fond figue : le duffle-coat Manoela de Tara Jarmon

Duffle-coat Manoela de Tara Jarmon en laine figue, capuche et fermetures brandebourg, porté sur un pull et un pantalon verts

Crédit photo : Tara Jarmon

Le duffle-coat traîne une réputation un peu sage, celle du manteau d’écolier ou du marin breton. Tara Jarmon le reprend et le teinte en figue, ce violet sombre qui tire sur la prune, pour en faire un manteau de ville qui a du caractère. Le Manoela garde les codes du genre, la capuche et les attaches à brandebourg, mais il joue la carte de la couleur plutôt que du sempiternel camel. À 148 euros, il coche pas mal de cases pour affronter la saison froide.

Une laine chaude et des détails qui comptent

La matière, d’abord : 80 % de laine, 20 % de polyamide, avec une doublure en viscose pour le confort. De quoi tenir chaud sans virer au manteau de ski. La coupe est mi-longue et droite, assez couvrante pour passer l’hiver, et le motif tartan reste discret, travaillé ton sur ton sur ce fond figue.

Ce sont les finitions qui font la pièce. Les fermetures brandebourg, signature du duffle-coat, sont ici relevées par des attaches décorées de petites pierres lumineuses, un clin d’oeil qui sort le manteau du registre strictement utilitaire. La grande capuche se boutonne au cou, les poignets ont leurs pattes de boutonnage, et deux grandes poches plaquées accueillent les mains les jours de vent. Le devant se ferme par des boutons pression dissimulés, pour une ligne nette.

Avec quoi le porter

Le figue est une couleur facile, plus douce qu’un noir et moins attendue qu’un bordeaux franc. Il s’accorde avec du gris, du vert sapin, du camel, et même avec du rose poudré pour jouer le contraste. Sur la silhouette présentée, il coiffe un pull vert vif et un pantalon assorti, preuve qu’il encaisse la couleur sans broncher.

Pour le quotidien, un jean brut, des bottines et une maille unie suffisent. Pour quelque chose de plus habillé, une robe en lainage et des bottes hautes font très bien l’affaire. La capuche évite d’avoir à jongler avec un parapluie, ce qui ne gâche rien en novembre.

L’esprit Tara Jarmon

La maison française cultive depuis longtemps ce goût pour les manteaux structurés et les couleurs qui ne passent pas inaperçues. Le Manoela s’inscrit dans cette lignée : une forme classique, une teinte qui l’est beaucoup moins. On est loin du duffle-coat scolaire, et c’est tant mieux.

Si vous cherchez un manteau d’hiver qui change du trench et du caban, celui-ci mérite un détour. Reste à voir comment le figue tiendra sous la pluie, mais sur le papier, le pari est plutôt réussi.

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Crédit photo : Tara Jarmon

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