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Cuir froissé et boucles argent : les ballerines à brides de Ganni

Ballerines Ganni à bout pointu en cuir noir froissé, avec deux boucles argentées et bride arrière

Crédit photo : Ganni

Il y a des chaussures qu’on repère à trois mètres, avant même de voir l’étiquette. Les ballerines à boucle de Ganni font partie de ce club-là. Cuir noir froissé qui accroche la lumière, deux grosses boucles argentées bien visibles, une bride arrière qui claque à chaque pas : la maison danoise a pris la ballerine sage de nos enfances et lui a collé une attitude nettement plus rock. À 345 €, ce n’est pas un achat qu’on fait sur un coup de tête, mais c’est le genre de paire qui traverse plusieurs saisons sans jamais avoir l’air datée.

Une ballerine qui n’a rien de sage

On est loin de la petite chaussure plate ronde et discrète. Ici, le bout est pointu, presque carré au bout, posé sur un talon bas également carré qui donne une ligne plus graphique qu’un modèle classique. Le cuir froissé, un peu vernissé, joue sur les reflets et casse le côté trop lisse. Ce sont surtout les deux boucles argentées, doublées d’œillets métalliques assortis, qui font tout le caractère de la paire. Elles rappellent les brides des bottines western que Ganni décline depuis quelques années, sauf que voilà, sur une ballerine, ça surprend beaucoup plus.

La bride arrière, elle, n’est pas qu’un détail esthétique. Elle maintient le pied sans enfermer, et laisse la cheville respirer quand il fait chaud. Pratique pour un modèle qu’on va vouloir porter du printemps à l’automne.

Comment la porter sans se prendre la tête

C’est peut-être là que ces ballerines sont le plus fortes : elles vont à peu près avec tout. Un jean brut retroussé sur la cheville et un tee-shirt blanc, et le tour est joué pour un look du quotidien avec juste ce qu’il faut de piquant. Avec une robe fluide en été ou une jupe midi plissée, elles cassent le côté trop sage et ramènent un peu de nerf. Même sur un tailleur, elles fonctionnent, à condition d’assumer le mélange strict et un brin punk.

Le noir aide, bien sûr. C’est la teinte la plus facile à intégrer, celle qui ne jure avec rien. Et comme les boucles apportent déjà leur dose de brillance, inutile d’en rajouter côté bijoux.

L’ADN Ganni, résumé dans une chaussure

Fondée à Copenhague, Ganni s’est fait un nom en mélangeant les codes scandinaves épurés avec une bonne dose de fantaisie et un vrai discours sur les matières responsables. La boucle est devenue une signature de la maison, qu’on retrouve d’une saison à l’autre sur les bottes comme sur les mules. La voir débarquer sur une ballerine, c’est assez logique quand on connaît la marque : prendre un basique et le tordre juste assez pour qu’il ne ressemble à personne d’autre. Si vous cherchez une paire plate qui ne passe pas inaperçue, celle-ci coche vraiment la case.

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Crédit photo : Ganni

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