Il y a des teintes qui sentent bon la fin de l’été qui bascule. Ce brun profond, presque expresso, en fait partie. Sessùn le baptise Coffea et le taille dans un manteau long à double boutonnage, le Mia, sorti pour l’Automne-Hiver 2026. Une pièce qui ne cherche pas à crier, juste à tenir chaud avec un peu d’allure. À 395 euros, il se place pile là où on attend la maison marseillaise : du solide, du soigné, sans le ticket de caisse d’un créateur de luxe.
Un melton dense et une coupe qui tombe droit
Le Mia joue la carte de la matière plutôt que du gadget. Il est coupé dans un double tissage melton à finition velvet, ce lainage épais et un brin duveteux qui donne au manteau son tombé lourd et sa tenue. Rien ne flotte, rien ne godaille : la coupe descend droit sous le genou, avec des épaules marquées et un double boutonnage qui structure le devant. On sent la pièce pensée pour durer plusieurs hivers, pas pour finir oubliée en février.
Le brun Coffea change des sempiternels camel et noir qui saturent le rayon manteaux chaque automne. C’est chaud sans être terne, plus habillé qu’un beige, moins sévère qu’un charbon. Une couleur qui pardonne beaucoup et se marie avec presque tout.
Comment le porter sans se compliquer la vie
Sur les visuels de la marque, le Mia s’ouvre sur une salopette en jean brut et un col roulé chocolat, avec des mocassins noirs à grosse semelle. C’est décontracté, un peu androgyne, et ça résume bien l’esprit : un manteau habillé qu’on assume avec du basique.
Vous pouvez évidemment le tirer vers plus chic, sur un pantalon de tailleur et des bottines fines, ou le laisser jouer les grandes vestes par-dessus un jean et des baskets blanches les matins pressés. Le format long fait le gros du travail, il suffit de ne pas surcharger le reste. Un sac structuré, une paire de boucles dorées, et voilà.
Sessùn, la valeur sûre marseillaise
Depuis Marseille, Sessùn cultive depuis des années cette mode féminine sans esbroufe, attachée aux matières et aux coupes justes. Le Mia coche toutes les cases de la maison : une pièce forte de vestiaire, une teinte travaillée, un prix qui reste raisonnable pour de la vraie laine.
Bref, si votre manteau de l’an dernier commence à fatiguer, celui-là a le profil du remplaçant qu’on garde longtemps. Le genre d’achat qu’on ne regrette pas une fois octobre venu.
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Crédit photo : Sessùn

